Citations abaloniennes

Les citations qui suivent proviennent de la page d’un ancien blog d’abalone (forumsurabalonelejeuxparfrank66.aceboard.fr/155339-2494-3947-0-CITATIONS-ABALONIENNES). Cela dit le lien est mort, donc vous ne pourrez pas accéder à la publication originale. Mais pourquoi chercher ailleurs quand on a tout ce qu’il faut à la maison ? 😉

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Citations abaloniennes, par Phedra

J’ai toujours été friande des petites phrases, hélas la littérature abalonienne n’en est qu’à ses balbutiements, et les bons auteurs en la matière ne sont pas légion.

J’ai donc pris le parti de rassembler un certain nombre de citations glanées de-ci de-là, qui à l’origine ne concernent pas forcément Abalone mais que j’ai trouvées parfaitement adéquates pour illustrer ce jeu. Je ne cache pas qu’un certain nombre de ces citations s’appliquent au départ au jeu d’échecs ; il suffit en effet de voir le nom de leur auteur pour s’en rendre compte.

Certaines m’ont paru amusantes comme celle-ci : « A ce moment-là, je menaçais de comprendre la position ! » ; d’autres m’ont semblé révélatrices d’une certaine vision du jeu, comme : « Abalone compte trois composantes : le temps, l’espace et en dernier lieu le matériel » ; ou encore, pratiques : « Votre seul travail dans les ouvertures est d’obtenir un milieu de partie jouable. »

J’ai donc sélectionné ici, et groupé par thèmes, toutes celles qui m’ont un jour fait sourire ou réfléchir afin de pouvoir les partager avec vous. J’ai tâché aussi de les ordonner afin qu’elles s’éclairent et se répondent les unes les autres, suscitant une espèce de dialogue entre les différents auteurs qui parfois s’opposent et parfois semblent parler d’une même voix.

Enfin je me suis amusée à pasticher certains auteurs, pour créer en quelque sorte une littérature imaginaire d’Abalone, les écrits réels faisant défaut ; ces citations apocryphes sont signalées « d’après… ».

D’autres façon présenter ce florilège auraient sans doute été judicieuses aussi. J’espère  simplement que cette compilation vous donnera autant de plaisir à lire que j’en ai eu à la réaliser.

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STRATÉGIE ET TACTIQUE

La tactique, c’est ce que vous faites quand il y a quelque chose à faire; la stratégie, c’est ce que vous faites quand il n’y a rien à faire. (Xavier Tartacover)

Celui qui prend des risques peut perdre, celui qui n’en prend pas perd toujours. (Xavier Tartacover)

Abalone compte trois composantes : le temps, l’espace et en dernier lieu le matériel. (d’après Mikhail Tal)

Votre seul travail dans les ouvertures est d’obtenir un milieu de partie jouable. (Lajos Portish)

Abalone est un jeu terrible. Si vous n’avez pas le centre, votre adversaire a une position plus libre. Par contre, si vous avez le centre, alors vous avez vraiment quelque chose pour laquelle vous inquiéter ! (d’après Siegbert Tarrasch)

La conception d’un plan est le processus par lequel un joueur exploite les avantages de sa position tout en s’efforçant d’en réduire au minimum les inconvénients. Afin de garantir le succès, un plan doit toujours se fonder sur un diagnostic objectif des particularités d’une position. La conception d’un plan est d’autant plus difficile que la position est équilibrée, et grandement facilitée lorsqu’il n’existe qu’un seul plan susceptible de répondre aux exigences de la position. (Harry Golombek)

Il vaut toujours mieux jouer un plan faux de façon logique que de n’avoir pas de plan du tout. (Victor Kortchnoï)

Abalone est affaire de jugement sensible. Savoir quand frapper et quand esquiver. (d’après Robert Fischer)

Abalone, c’est l’art d’analyser. (d’après Mikhail Botvinnik)

Même si l’adversaire joue le coup analysé précédemment, recommencez l’analyse en voyant la nouvelle position. Si rien de grave n’est détecté lors de l’analyse d’une position, on joue alors le coup. (Blumenfeld)

Toute estimation doit être constamment réévaluée. (Jacob Estrin)

Le thème de l’attaque double intervient d’une manière ou d’une autre dans l’immense majorité des combinaisons. (Youri Averbakh)

Même si gagner du matériel vous excite, n’acceptez aucun sacrifice qui fasse cadeau de votre initiative à l’ennemi. (Aaron Nimzovitch)

Ce qui est bien, c’est d’avoir tout un tas de billes en prise : l’adversaire ne peut en prendre qu’une à la fois, mais prendra-t-il les bonnes ? (d’après Thierry Audin)

Il n’y a pas de prix trop élevé au scalp de l’ennemi. (Koblentz)

Ne tendez aucun piège pour le plaisir ! Ne jouez rien dans l’espoir que l’adversaire réagisse de façon stupide ! Prenez toujours pour acquis que l’adversaire va trouver le meilleur coup ! Ne jouez jamais de coup dans l’espoir que l’adversaire ne voie pas la menace ! Chacun de vos coups doit améliorer la position d’une façon ou d’une autre. (Robert Fischer)

Ne jouez pas pour le bon coup, mais pour le meilleur. (d’après Eloi Relange)

Même si vous avez un bon coup à faire, regardez toujours s’il n’y en a pas un qui lui soit préférable. (Pedro Damiano)

Vous n’êtes pas toujours obligé de jouer le meilleur coup. Un coup doit être actif, entreprenant, correct et beau ! (David Bronstein)

Aucun coup ne doit être joué sans but. (Pedro Damiano)

Avant la finale, les dieux ont créé le milieu de partie. (Tarrasch)

La tactique est l’élément le plus important du milieu de jeu. (Siegbert Tarrasch)

Votre prénom est « Tactique », votre deuxième prénom est « Tactique » et votre nom est « Tactique. (Ken Smith)

Après avoir gagné du matériel, modérez vos ardeurs. Pensez plutôt à tout protéger, à renforcer vos points faibles, à coordonner à nouveau vos billes. Ensuite seulement, vous déclencherez l’assaut final. (d’après Nimzovitch)

Je ne suis pas le dernier à jouer lâchement des coups douteux pendant le zeitnot de l’adversaire pour l’achever: en effet les coups qui font le plus peur sont ceux que l’on ne comprend pas. Je me fais souvent peur quand je joue. (Lucas Deith)

Lorsque vous vous retrouvez devant une position atroce, ne tendez pas un ultime piège dérisoire avec l’intention d’abandonner si l’adversaire le déjoue ! Faites-vous plutôt un devoir de résister comme si votre vie en dépendait. Jouez le coup qui vous déplairait au centuple si vous étiez dans la peau de votre tortionnaire ! (Robert Fischer)

La victoire appartient la plupart du temps à celui qui voit un peu plus loin que l’adversaire. (Lasker)

Même un grand maître international sait rarement calculer sur plus de cinq coups une attaque à sacrifices. (Rudolf Spielmann)

PSYCHOLOGIE

Abalone n’est pas pour les âmes timides. Il requiert un homme entier, qui ne s’arrête pas aveuglément à ce qui a été déjà établi, mais qui tente individuellement de sonder les profondeurs du jeu. (d’après W. Steinitz)

Soyez une menace à chaque fois que vous vous asseyez pour jouer. (Ken Smith)

La menace est plus forte que l’exécution. (Aaron Nimzovitch)

Toutes choses étant égales, c’est la conviction qui gagne. Alliée à une volonté de vaincre, elle sert de détonateur, suscite des idées, disperse les doutes et aide à penser clairement. (Robert Fischer)

Abalone représente une sphère d’idées créatrices basée sur la volonté des deux protagonistes. (Smyslov)

Je ne crois pas en la psychologie, je crois aux bons coups. (Robert Fischer)

Psychologiquement, vous devez avoir confiance en vous-même, mais cette confiance doit être basée sur des faits. (Robert Fischer)

A chaque perte on perd un peu de soi. (Joël Lautier)

Le moment que je préfère dans une rencontre, c’est celui où je sens que la personnalité de l’adversaire se brise. (Robert Fischer)

La solitude du joueur d’Abalone à l’approche de l’éjection de la sixième bille est semblable à celle du condamné. (d’après Francis Szpiner)

C’est une question de caractère, beaucoup de gens perdent leur motivation très vite. D’autres, ils sont rares, peuvent la conserver très longtemps. Encore aujourd’hui je suis heureux d’analyser des parties. J’aime toujours gagner, je déteste encore perdre. Bien jouer est important pour mon intégrité intellectuelle et morale. (Gary Kasparov)

Le succès, c’est être capable d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. (Winston Churchill)

Mais l’homme est une créature légère et illogique : semblable au joueur d’Abalone, il n’aime que le processus du but à atteindre, non le but lui-même. (d’après Dostoïevsky)

PHILOSOPHIE ET RELIGION

Tout change constamment, y compris dans le monde d’Abalone. (d’après Botvinnik)

La vie est comme un jeu d’Abalone : nous esquissons un plan, mais celui-ci est tributaire de ce que daignent faire l’adversaire et le destin dans la vie. (d’après Arthur Schopenhauer)

Abalone est utile à l’exercice de la faculté de penser et à celle de l’imagination. Car nous devons posséder une méthode élaborée pour atteindre des buts partout où nous devons conduire notre raison. (d’après Leibnitz)

Abalone, c’est la lutte contre l’erreur. (d’après Johannes Zukertort)

La vérité est comme le meilleur coup au jeu d’Abalone : elle existe, mais il faut la chercher. (d’après Arturo Perez-Reverte)

Abalone porte en lui un sentiment d’infini. Il donne à celui qui s’est efforcé d’en approfondir les arcanes l’impression de n’être pas à la mesure de l’homme; en fait, il constitue un résumé de l’univers, un microcosme, et figure cette grande échelle qui, dans les plans de la lumière descend jusqu’à la matière, qui des abîmes insondables remonte jusqu’en l’infini de Dieu. (d’après Pyrame)

Vous m’avez demandé de vous exposer quel est le fondement de la prière. Je ne fais que préparer les billes sur l’abalonier… Nous sera-t-il permis d’en adopter les règles et si nous les appliquons scrupuleusement nous ne tarderons pas à cerner le Roi divin ! Il ne pourra échapper à nos mains. (d’après Sainte Thérèse d’Avila, Chemin de perfection)

Dieu déplace le joueur, et celui-ci la bille. Quel Dieu derrière Dieu commence donc la trame ? (d’après Arturo Perez-Reverte)

Que feriez-vous si vous étiez en train de jouer à Abalone et que la fin du monde arrive ? Je continuerais à jouer. (d’après Saint Charles Borromée)

On entre au jeu d’Abalone comme on entre en Religion. Pour le joueur, la partie d’Abalone c’est l’office, la messe, le défilé du 1er Mai, le dépôt de gerbe au Monument aux Morts. C’est un drame sacré. (d’après Michel Roos)

Ce n’est pas pour s’amuser qu’il joue à Abalone : il célèbre un culte. (d’après Vladimir Nabokov)

Nous sommes les billes de la mystérieuse partie d’Abalone jouée par Dieu. Il nous déplace, nous arrête, nous pousse encore, puis nous lance un à un dans la boîte du Néant. (Epitaphe apocryphe sur la tombe d’un joueur d’Abalone)

LITTÉRATURE ET POÉSIE

D’un jeu qui des combats est l’image savante Pour composer les instruments Palamède dut polir les billes Durant une guerre sans trêve ni répit, Et sans doute tu sus autrefois Présenter le tableau d’une lutte innocente Sur un champ de bataille en bois. (d’après Palamède)

Il s’avisa de me proposer d’apprendre le jeu d’Abalone qu’il jouait un peu… me voilà forcené d’Abalone. J’achète un abalonier, je m’enferme dans ma chambre, j’y passe des jours et des nuits à vouloir apprendre par cœur toutes les parties. (d’après Jean-Jacques Rousseau, Confessions)

À la honte des hommes, on sait que les lois du jeu sont les seules qui soient partout justes, claires, inviolables et exécutées. Pourquoi les créateurs d’Abalone, qui ont donné les règles de ce jeu sont-ils obéis de bon gré dans toute la terre, alors que les décrets des gouvernements tyranniques, par exemple, sont souvent un objet d’horreur et de mépris ? C’est que les inventeurs d’Abalone combinèrent tout avec justesse pour la satisfaction des joueurs, et que les gouvernements, dans leurs décrets, n’ont en vue que leur seul avantage. Les créateurs d’Abalone voulurent exercer également l’esprit des hommes et leur donner du plaisir ; les gouvernements veulent asseoir leur domination sur les hommes. (d’après Voltaire – Dictionnaire philosophique)

Tous ces prétendus hommes politiques sont les billes d’une partie d’Abalone qui se jouera tant qu’un hasard ne renversera pas l’abalonier. (d’après Honoré de Balzac)

Les billes blanches et noires étaient impitoyables. Elles le retenaient, elles l’absorbaient. Il y avait de l’horreur en cela, mais aussi une harmonie unique. Horreur, mais aussi harmonie suprême : qu’y avait-il en effet au monde en dehors d’Abalone ? Le brouillard, l’inconnu, le non-être… (d’après Vladimir Nabokov)

J’ai vu le vaincu d’Abalone jouer des années durant dans l’espoir de la fête de la victoire. Car tu es plus riche de ce qu’elle existe si même elle n’est point pour toi. Ainsi de la perle du fond des mers. (d’après Antoine de Saint-Exupéry)

Le jeu d’Abalone est comme rejeté hors du temps. (d’après Antoine de Saint-Exupéry)

Si le désir cupide (et stupide) de gagner est une inépuisable source de souffrance, une combinaison brillante sur l’abalonier est une découverte : le coquelicot qui s’épanouit lorsque apparaît la Voie Lactée. (d’après Arrabal)

Abalonier : parfait hexagone, comme la France éternelle, six côtés égaux, exaltation du chiffre 6, symbole de l’humaine condition (l’homme fut créé le sixième jour) où le noir et le blanc, l’ombre et la lumière, le mal et le bien s’entremêlent et se conjuguent. (d’après Robert Couffignal)

L’action d’une oeuvre littéraire se déroule sur un champ de bataille. Les masques et les types du drame moderne correspondent aux figures du jeu d’Abalone. L’intrigue correspond aux coups et aux gambits, c’est à dire aux techniques du jeu telles qu’utilisées et interprétées par les joueurs. Les tactiques et les péripéties [mouvements] correspondent aux coups exécutés par l’adversaire. (d’après Viktor Shklovsky)

Comme les marins qui ont mille raisons différentes d’aller en mer, les joueurs d’Abalone en ont tout autant avant de s’installer devant une table et jouer… (d’après Vincent Bertignac)

On a dit que l’homme se distingue de l’animal par le fait qu’il achète plus de livres qu’il ne peut en lire. Je voudrais suggérer qu’inclure à la liste des livres quelques livres d’Abalone rendrait la distinction manifeste. (d’après Edward Lasker)

Il est facile d’écrire des livres ! Ce qui est difficile, c’est de jouer ! (Alexeï Stepanovicth Souétine)

ART

Pour moi, Abalone n’est pas un jeu mais un art. (d’après Alexandre Alekhine)

Abalone est un jeu par sa forme, un art par son essence et une science par sa difficulté d’acquisition. Il peut vous procurer autant de plaisir qu’un bon livre ou une belle musique, mais vous n’aurez une réelle joie que si vous arrivez à bien jouer. (d’après Tigran Petrosian)

Des combinaisons de jeu pareilles à des mélodies. Je crois entendre pour ainsi dire la musique des coups… (d’après Vladimir Nabokov)

Les réformistes prétendent que les progrès de la théorie conduiront à la disparition d’Abalone, et qu’il faut, pour leur rendre vie, en remanier les règles. En réalité, qu’exprime cette affirmation? Le mépris de l’intuition, de l’imagination et de tous les autres éléments qui font d’Abalone un art. (d’après Alexander Alekhine)

J’ai toujours senti une vague pitié pour l’homme qui ne connaît rien à Abalone, tout comme j’en aurais pour un homme ignorant de l’art ou de l’amour. Abalone, comme la musique ou comme l’amour, a le pouvoir de rendre heureux. (d’après Siegbert Tarrasch)

Il y a des joueurs dont la seule quête est le beau jeu, le plaisir de voir les billes construire quelque chose. Sur dix idées à la minute, neuf seront sans intérêt, la dernière s’avèrera géniale. (d’après Christian Bauer)

Il existe une science dont le but est l’étude de l’acoustique et des sons. Mais il y a aussi un art qui se sert de l’océan des sons : c’est la musique. De toute évidence, il en est de même pour la pensée. La logique est l’étude des lois de la réflexion et Abalone reflète, en tant qu’art, le côté logique de la réflexion, sous la forme d’images artistiques. (d’après Alexander & F. Wyndham)

Graphiquement et picturalement, l’abalonier apparaît comme une structure ouverte, dynamique, d’une richesse infinie, autorisant toutes les combinatoires et débouchant sur des mouvements et des rythmes de nature exponentielle. (d’après Michel Pastoureau)

Abalone c’est le défi de l’alpiniste, toujours plus haut, prêt à tout pour monter à l’assaut de l’ennemi. Abalone, c’est de la musique en mouvement, un ballet majestueux pour les yeux. C’est de la poésie composée par les fantômes du passé qui au même titre que Rimbaud ou Verlaine méritent notre admiration. Abalone, c’est de la peinture ou le moindre mouvement modifie le tableau pour en faire un Picasso ou un Van Gogh. Abalone, c’est tout et rien, c’est la vie et la mort. (Anonyme)

Assurément je connaissais par expérience le mystérieux attrait de ce jeu,  qui échappe souverainement à la tyrannie du hasard, où l’on ne doit sa victoire qu’à son intelligence ou plutôt à une certaine forme d’intelligence. Mais n’est-ce pas déjà le limiter injurieusement que d’appeler Abalone un jeu ? N’est-ce pas une science, un art ou quelque chose qui, comme le cercueil de Mahomet entre ciel et terre, est suspendu entre l’un et l’autre, et qui réunit un nombre incroyable de contraires ? […] C’est une pensée qui ne mène à rien, une mathématique qui n’établit rien, un art qui ne laisse pas d’œuvre, une architecture sans matière ; néanmoins plus durable, à sa manière, que les livres ou que tout autre monument, ce jeu unique dont personne ne sait quel dieu en fit don à la terre pour tuer l’ennui, pour aiguiser l’esprit et stimuler l’âme. Où commence-t-il, où finit-il ? (d’après Stefan Zweig)

Les écrivains ont utilisé Abalone pour analyser les côtés extrêmes de la nature humaine. Dans ce cadre, Abalone offre un champ d’expérimentation idéal. On pourrait faire la même chose avec la peinture. Néanmoins, en vous référant à Van Gogh, vous ne tirerez pas de conclusion définitive sur les peintres. (Lucas Deith)

Abalone, c’est l’imagination. (d’après David Bronstein)

SPORT, LUTTES ET COMBATS

Abalone est et restera toujours un combat, un combat intégral comme le sumo, la lutte ou un autre sport, et où il doit y avoir un vainqueur et un vaincu. (d’après Joseph Emil Diemer)

Ce qui caractérise les parties de combat, c’est que si le défenseur a constamment de difficiles problèmes à résoudre, l’attaquant doit chercher sans relâche de nouvelles possibilités d’attaque. (Koblentz)

Il n’y a pas de sport plus violent qu’Abalone. (Anonyme)

Abalone est plus proche de l’art de l’assassinat que de l’art de la guerre. (d’après Arturo Perez-Reverte)

Abalone, c’est l’art de la guerre sans les charniers, c’est la résurrection des morts tombés au champ d’honneur, l’espoir perpétuel, la suprématie de l’intelligence sur la force, la culture de l’esprit. (d’après F. Szpiner)

Abalone met en conflit, non pas deux intelligences, mais deux volontés. (d’après Lasker)

Nous vivons dans un monde abalonien : chaque jour qui passe est un défi à relever. (d’après Sasha).

La vie et Abalone sont tous les deux une lutte constante. (d’après Lasker)

« Vous savez, camarade Pachman, je n’éprouve pas de plaisir à être ministre, je jouerais plutôt à Abalone comme vous, ou alors je ferais une révolution au Venezuela » (d’après Che Guevara à Ludek Pachman)

Un footballeur joue avec ses pieds, parfois avec sa tête. Un joueur d’abalone ne joue qu’avec sa tête. Et quand il ne joue plus, il meurt. (d’après Jacob Murray)

HUMOUR ET PARADOXES

Ma bille favorite sur ma case favorite ! (d’après Bronstein)

Il vaut mieux sacrifier les billes de l’adversaire. (d’après Xavier Tartacover)

A ce moment-là, je menaçais de comprendre la position ! (Clément L’Heureux)

Aidez vos billes, elles vous aideront. (d’après Paul Morphy)

Certains se sont demandé comment il faisait pour gagner… En fait, c’est très simple ! Il met ses pièces au centre du plateau et les sacrifie quelque part ! (d’après David Bronstein)

Les sacrifices démontrent seulement que quelqu’un a gaffé. (Xavier Tartacover)

Une platitude souvent récitée à propos d’Abalone est qu’une des choses les plus difficiles à réaliser est de gagner une position gagnante. Cela ne manque pas de sens mais, pour ma part, j’ai toujours trouvé plus difficile de gagner une position perdante. (d’après Tim Krabbe)

Vouloir jouer au jeu d’Abalone contre soi-même est aussi paradoxal que vouloir marcher sur son ombre. (d’après Stefan Zweig)

Un bon joueur a toujours de la chance. (Capablanca)

Seul un grand joueur sait à quel point il joue faiblement. (Xavier Tartacover)

Il ne faut jamais remettre au lendemain une partie qu’on peut abandonner le jour même. (Humour russe)

SAGESSE

D’abord les bases : Jouez et étudiez, puis étudiez et jouez, ensuite jouez et étudiez, puis étudiez et jouez. Deuxièmement : Donnez toujours le meilleur de vous-même ! (Ken Smith)

Quand on devient fort, l’important n’est plus de trouver les règles des positions, mais les exceptions. (Lucas Deith)

Une confiance aveugle en des principes élevés au niveau de dogmes freine la croissance personnelle, au jeu d’Abalone comme dans tout autre domaine. (d’après Aaron Nimzovitch)

Le génie consiste à savoir transgresser les règles au moment opportun. (Teichmann)

Les règles sont utiles aux talents et nuisibles aux génies. (Victor Hugo)

Le joueur qui veut atteindre le sommet est obligé de développer son propre credo créatif. (Alexeï Stepanovicth Souétine)

Des idées, des idées, j’en ai cent, j’en ai mille. Des bonnes, des mauvaises, applicables, irréalisables… Il suffit de faire le tri ! (Roos)

Les erreurs sont comme les malheurs, elles n’arrivent jamais seules. (Siegbert Tarrasch)

Il a essayé de se convaincre qu’il pourrait empêcher toutes les erreurs et ne jamais perdre. L’horreur ! (Gary Kasparov)

L’amour-propre est satisfait quand on remporte la victoire, mais il n’y a pas de honte à être battu. (Benjamin Franklin)

On est toujours la mazette de quelqu’un. (Proverbe)

On peut tirer plus d’utilité d’une partie perdue que de 100 parties gagnées. (Capablanca)

Le jeu d’Abalone fait naître et fortifie en nous plusieurs qualités précieuses dans le cours de l’existence, telles que la prévoyance, la circonspection, la prudence, et la persévérance. (d’après Benjamin Franklin)

Le profane ne songe pas à la somme de jouissance dont il se prive, qui méconnaît ce jeu aux ressources aussi variées que passionnantes. (Jean-Marie Jeanton-Lamarche)

Abalone est le plus grand jeu de l’esprit jamais inventé : plus vous l’apprenez, plus vous y prenez du plaisir. (Anonyme)

On n’a jamais que l’âge auquel on a commencé à jouer à Abalone car après on cesse de vieillir. (d’après Capablanca)

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