La nouvelle page d’accueil de MiGs

Ceux qui se sont connectés récemment via l’adresse http://moggames.net ont pu constater que MiGs arborait maintenant une page d’accueil illustrée d’un bel abalonier en bois qui donne vraiment envie de jouer !

Nouvelle page d-accueil 2014-3

Comme je suis perfectionniste, limite maniaque (mais c’est aussi ce qui fait de moi un bon joueur d’abalone 😉 ), Je me permets quelques suggestions :

– les liens hypertextes en violet ne ressortent pas assez, même s’ils passent au rouge quand on  passe le curseur dessus. Il faudrait voir si ça ne ressort pas mieux avec une autre couleur. J’avoue que j’ai cherché quelques secondes comment accéder à la plateforme de jeu, et quand on surfe à toute vitesse sur le net en zappant à la première difficulté rencontrée, ça peut faire la différence.
– pour la colonne en anglais, un bouton « Donate » plutôt que « Faire un don » serait plus cohérent.
– le top du top serait que le lien vers Abalone Online côté anglais renvoie vers le site en anglais (http://abaloneonline.wordpress.com/), même s’il n’est pas encore très fourni, plutôt que vers le site en français.
– le top du top du top serait que via la page d’accueil, on puisse avoir le choix de la langue (français ou anglais) indépendamment de la zone de connexion, selon que l’on clique sur le lien MiGs à gauche (accès au site en français) ou à droite (accès au site en anglais). Mais  j’avoue que je ne sais pas si c’est faisable techniquement.

Bien sûr ce ne sont que des détails, l’essentiel étant que nous avons, grâce à mogwai, un site de jeu très bien conçu, avec plein de fonctionnalités, et qui tourne presque à la perfection. Dommage qu’il n’y ait pas plus de monde pour l’apprécier !

J’ignore où en est l’état du financement de MiGs, mais j’espère que mogwai nous préviendra si la situation devient critique, afin qu’on puisse lancer une nouvelle campagne de  dons.

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ULA, par Laurent Pagli

ULA (Uncle Lolo’s Abalone) fait partie des plus puissants programmes jouant à Abalone. Il a été conçu par Laurent Pagli, alias IA de lolo. Et c’est encore son auteur qui en parle le mieux :

° ° ° ° ° °

ULA (Uncle Lolo’s Abalone) est un programme pour PC qui tourne sous Windows.
Il a été développé en langage Delphi (de Borland), une sorte de langage Pascal.
Le fonctionnement de cette IA est classique : minimax avec élagage alpha-beta, des tables de transposition, et des options d’élagage des coups a priori pour aller plus vite.
Pour donner une idée de son niveau de jeu, à temps de réflexion égal, ULA est un peu moins forte qu’Aba-Pro (à mon grand désespoir), mais son plus fort niveau l’a déjà vaincu.
L’interface graphique permet de jouer (heureusement), mais j’aurais aimé mieux faire si j’avais eu le temps et la patience… Là aussi, je trouve Aba-Pro mieux fait.

Alors pourquoi utiliser ULA ?
– Le style de jeu est différent de celui d’Aba-Pro
– On peut lui donner un style de jeu plus ou moins agressif et faire intervenir le hasard pour varier les parties
– On peut la forcer à éviter une répétition de position
– Elle permet de fixer une position de départ et de la résoudre s’il s’agit d’un problème du style : noir gagne en x coups ou en combien de coups noir va perdre
– On peut voir la suite des coups qu’elle a prévu pour elle et son adversaire
– Elle possède un grand nombre de variantes de départ et on peut même prendre l’option pilier (la case centrale est inaccessible)
– A son niveau le plus élevé, et si on possède un PC puissant (et beaucoup de patience), elle est sûrement imbattable, je pense.

Il lui manque une bibliothèque d’ouverture, et sûrement plein d’autres choses. Je l’ai laissée un peu tomber et elle n’est pas finalisée, voire un peu en chantier.

Si vous voulez l’essayer et me donner votre avis ou des suggestions, ou bien si vous voulez des précisions sur sa programmation, écrivez-moi à :

iadelolo@laposte.net

je vous enverrai son .exe provisoire.

iadelolo, 12 mars 2014, à 16 h 43 min


Article connexe : ULA (Uncle Lolo’s Abalone)

Appels à témoins

La principale vocation de ce blog est de promouvoir abalone sous toutes ses formes et se veut résolument tourné vers l’avenir, mais j’ai aussi l’ambition qu’il devienne la mémoire d’abalone, dont l’histoire commence en 1989. Abalone fête donc cette année ses 25 ans d’existence. Afin d’alimenter certaines pages du blog, je recherche des témoignages sur :

– les anciens sites de jeu en ligne (en particulier NetAbalone)
– les anciens forums (en particulier aceboard)
– des événements ayant eu lieu autour d’abalone
– des clubs existants ou ayant existé

Et si IA de lolo lit cet article, un petit exposé sur son IA (Uncle Lolo’s Abalone) serait la bienvenue.

Si quelqu’un pouvait prendre le temps de nous faire une petite présentation sur la manière dont fonctionnait NetAbalone, ce serait super sympa !

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Les dix commandements illustrés : analyse de la partie 21401 – Standard – ernest / jacques

La partie est accessible dans l’historique de MiGs.

Si nécessaire, vous pouvez voir ici comment consulter l’historique de MiGs.

Je précise que cette analyse n’engage que son auteur.

Pour éviter les risques de confusion entre l’anglais et le français (B : Black ? Blanc ?), j’utiliserai pour coder les coups le codage suivant :

x : Noir / Black / Negro / Schwarz (exemple : 3x : troisième coup joué par Noir)

y : Blanc / White / Blanco / Weiß (exemple : 3y : troisième coup joué par Blanc)

 °°°°°°

Cette partie est emblématique car elle permet d’illustrer la presque totalité des dix commandements du joueur débutant.

Elle oppose un joueur encore peu expérimenté (jacques) à un joueur aguerri utilisant un pseudo récent (ernest). Ce dernier a de plus l’avantage de commencer la partie.

 « 1) Prenez le centre »

Avantage : Noir

En standard, sauf erreur grossière, Noir prend le centre en deux ou trois coups. Ici en 3x

6x : Noir renforce sa position centrale en plaçant une deuxième bille sur la ligne E. Les points e5 et e6 sont soutenus par des alignements de 3 billes.

7x : en plaçant une troisième bille sur la ligne E, Noir occupe maintenant les 3 diagonales de l’abalonier. Sa position est dominante, même si son adversaire reste groupé.

 « 2) Restez groupé : formez bloc »

Egalité

Nous sommes dans une variante défensive, donc il n’est pas surprenant que le jeu reste compact, bloc contre bloc. A forces égales (ici 14 contre 14), initier un jeu ouvert à partir d’une position de bloc et remporter quand même la partie demande une bonne dose de talent et d’imagination, ou un écart de niveau significatif à l’avantage du joueur qui joue ouvert.

Ici les deux joueurs respectent parfaitement le principe « Restez groupé ». On note que de 13x à 30x, dans chacun des camps, toutes les billes sont en contact, aucune bille n’est isolée.

 « 3) Avancez toujours » et « 4) Exercez sans cesse le maximum de pression sur les billes de l’adversaire »

Avantage : Noir

Toute la différence entre les deux joueurs est là : Noir avance méthodiquement ; Blanc recule méthodiquement.

Il y a deux manières de reculer : passivement (en étant poussé) ou activement (en effectuant soi-même un mouvement de recul).

Voici les coups où Blanc participe activement à sa propre défaite en reculant sans y être obligé : 10y, 12y, 13y, 15y, 16y, 19y, 23y, 27y, 28y, 29y, 35y, abandon.

Il est amusant de noter qu’une des rares attaques de jacques, menée jusqu’au bout et correctement gérée, lui aurait permis de prendre l’avantage sur son adversaire. Je vous laisse chercher laquelle.

« 5) Coupez les lignes de l’adversaire »

Avantage : Noir

Attention, il ne s’agit pas de couper n’importe quoi et n’importe comment !

30x : après un méthodique travail de laminage, Noirs se trouve pour la première fois de la partie en position d’éjecter. Partons du principe qu’il faut sauver le soldat h4. Trois solutions : esquiver, parer ou couper.

Esquiver (h4g3) est une mauvaise solution : contraire au commandement « restez groupé », elle conduit à l’éparpillement.

Parer (i6h5) offre au minimum à Noir l’opportunité d’une éjection sans risque (f4f3). Ça vaut à peine mieux que de laisser Noir prendre h4.

Il faut reconnaître que Blanc avait peu de possibilités, mais couper ici était sans doute la pire des options : elle permet à Blanc de prendre quand même h4 et de coincer trois autres billes ! (32x)

« 6) Sachez choisir entre la position et le point »

C’est peut-être le seul dix commandements qui ne peut pas être évoqué avec cette partie : côté Noir, aucune prise de risque ; côté Blanc aucune opportunité d’éjection. On peut le regretter, mais cela tient en partie à la variante et à l’écart de niveau entre les deux joueurs.

« 7) N’hésitez pas à éjecter quand c’est possible »

Avantage : Noir

Commandement illustré par le coup 32x. Une réponse du même type de la part de Blanc (h7h6) aurait pu donner lieu à une belle bagarre, en dépit d’un avantage matériel déterminant pour Noirs.

« 8) Osez attaquer »

Avantage : Noir

18y : Blanc prend le pivot. Bien sûr il s’agit d’un piège tendu par Noir, et Blanc, sans doute effrayé par sa propre audace, fait un pas en arrière (19y). Quel dommage ! Il avait pourtant moyen de garder le centre et de consolider cette position avancée en jouant f4f5e3. Et son adversaire aurait dû se donner bien du mal pour arriver à le lui reprendre !

« 9) Acceptez de perdre »

Avantage : Blanc ?

Il est vrai qu’il est plus difficile d’accepter de perdre quand on gagne :p Donc ernest devra accepter de perdre en une autre occasion.

A 38x, la situation de Blanc est assez critique. A ce stade, deux options sont possibles :

Abandonner…

« Merde ! » (Pierre Cambronne en 1815 à la bataille de Waterloo, d’après la légende)

… ou continuer la partie jusqu’au bout.

« La garde meurt mais ne se rend pas ! » (Pierre Cambronne en 1815 à la bataille de Waterloo, toujours d’après la légende)

Difficile de dire si l’acceptation de perdre se manifeste plutôt par un abandon ou par une défaite menée à son terme. On peut abandonner par dépit ou par résignation, mais la résignation n’est pas l’acceptation. On peut aussi abandonner parce que la situation n’offre plus rien d’intéressant à jouer, ni pour nous, ni même peut-être pour notre adversaire : il vient parfois un moment où l’on peut anticiper sans surprise toute la fin de la partie.

Inversement, jouer jusqu’à son dernier souffle ne témoigne pas nécessairement d’une obstination ou d’un refus de perdre. On peut le faire par héroïsme, pour la beauté du geste, pour le sport, ou par jeu justement, tout en sachant que la bataille est déjà perdue. Et lorsque l’adversaire peine à vous achever quand tout semblait déjà joué, c’est déjà quelque part une petite victoire.

10) Prenez du plaisir

J’espère sincèrement vous en avoir donné en partageant avec vous cette petite analyse.

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