Les années 2020 commencent…

Les années 2020 commencent. C’est l’heure des bilans et des projets. Quelle était la situation en 2010 ? Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quelles perspectives pour 2030 ?

Vaste sujet de réflexion, je vous l’accorde. En comparaison, choisir dans l’immédiat le bon coup à jouer en anticipant l’adversité sur quelques mouvements, de manière à orienter l’avenir d’une partie de la façon la plus avantageuse possible, cela peut sembler d’une simplicité crasse. Pas toujours facile cependant…

Pourtant, ceci ne prépare-t-il pas à cela ? Dans les deux cas – le jeu et la vraie vie, avec ses vrais problèmes – ne s’agit-il pas de chercher à s’assurer, individuellement ou collectivement, le meilleur avenir possible ?

Bonne réflexion, bons choix, et bonne année 2020 ! A toutes et à tous je vous souhaite le meilleur pour l’avenir !

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Le projet de réforme du temps de jeu

Le projet de réforme des retraites est aussi, par répercussion, un projet de réforme du temps « libre » : celui que les retraités peuvent consacrer à la vie sociale ou associative, à la solidarité – notamment entre générations en aidant ses enfants et petits-enfants avant que l’inéluctable vieillissement oblige à une inversion de cette solidarité – et aux loisirs, notamment le jeu.

Travailler plus pour pouvoir survivre quand on ne travaillera plus, voilà le deal proposé à ceux qui vivent de leur travail. Ceux qui vivent d’autre chose que de leur travail présent ou passé – peu nombreux, mais dont le poids sur les orientations politiques, économiques et sociales est disproportionné – ne sont pas impactés.

Nous vivons dans une dystopie qui pourrait s’aggraver : de futures réformes nous imposeront peut-être un jour une durée légale du temps de vie fixée selon un système à points basé sur la productivité supposée de chaque travailleur, ou bien un calcul universel et plus juste de la pension des futur(e)s retraité(e)s sur l’ensemble de leur existence depuis la naissance, pour compenser les carrières longues de ceux qui ont commencé à trimer tôt 🤥

« Et en même temps », le montant annuel des transactions financières en France s’élevait en 2018 à plus de 530 milliards (soit 530 000 000 000 €) 🤫 Sachant que, selon l’économiste français François Morin, 95% du montant de ces transactions financières sert uniquement la spéculation boursière, dont la fonction est essentiellement de tirer un bénéfice du travail d’autrui sans travailler soi-même 🤢 🤮

Mais bon, vous trouverez certainement des gens pour vous expliquer que spéculer est un boulot comme un autre, une activité productive et même très rentable, et vous inviter à spéculer vous aussi en investissant vos quatre sous pour compenser un peu votre retraite de misère et financer vos vieux jours… 🤑 😈

Pour ma part, si vous voulez spéculer, je vous déconseille les coups en bourse et vous recommande les coups sur un plateau d’Abalone, en live ou en ligne (sur l’application Abalone). C’est totalement improductif, mais moins stressant et tellement plus jouissif ! 🤩 🥳 Et tout ce que vous risquer de perdre, ce sont quelques parties, et non toutes vos économies dans le prochain krach boursier qui surviendra inévitablement… 😉 😌

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Un choix peut-il être libre ?

Une partie d’Abalone, ou de n’importe quel autre jeu de stratégie combinatoire abstrait opposant deux joueurs, est une succession de coups où chaque joueur doit, à son tour de jeu, considérer ses options et tenter de faire le meilleur choix.

On dit parfois que la vie ressemble à une partie d’Échecs. On pourrait tout aussi bien dire qu’elle ressemble à une partie d’Abalone.

Il y a cependant une différence notable : dans le jeu, vous êtes libre d’accepter ou non la partie, et donc de choisir ou non d’avoir à choisir. De plus les règles sont fixées, et ne changeront pas en cours de route ; et même si votre adversaire est plus fort que vous, les mêmes règles s’appliquent pour l’un comme pour l’autre.

Dans la vie c’est différent. Dans l’absolu, en dehors des lois de la physique, les règles n’existent pas, elles sont à instituer. Et même si les forces en présence sont inégales, leur institution devrait être consensuelle et faire l’objet d’une réflexion et d’un débat.

Ce débat peut tourner au rapport de force dès lors qu’une des deux parties détient le pouvoir (économique, politique, militaire, etc.) de vous imposer les options de SON choix, et s’en arroge le droit.

Un choix peut-il être libre ? Est-on libre de choisir de faire un choix ou de ne pas faire de choix ? Les choix s’imposent-t-ils à nous ou nous les imposent-on ? A-t-on le droit de ne pas choisir ou le devoir de choisir ?

Je vous invite à y réfléchir avec cet article de Jean-Paul Galibert :

philosophie et existence!

Lorsqu’on propose un choix, chacun suppose et admet qu’il faut choisir. Prendre l’un ou l’autre, mais pas les deux, et surtout pas ni l’un ni l’autre. J’ai longtemps cru que le choix condamnait à un choix exclusif, en sorte que chaque choix cachait un sacrifice. Mais le pire, dans le choix, est peut-être d’obliger à prendre quelque chose, alors qu’on ne voulait rien. Le premier choix, dans le choix, est de choisir. Pourquoi accepte-t-on de choisir, avant même de choisir ceci ou cela ? Par paresse ? par peur ? par inadvertance ? ou simplement par habitude et par balourdise ? En consultant, on impose de prendre quelque chose, de valider un des choix. Or celui qui impose le choix n’a que faire de nos choix: tous les choix qu’il propose sont intéressants pour lui. Ce qui compte à ses yeux, c’est le choix implicite et primordial, celui par lequel…

Voir l’article original 16 mots de plus

The game must go on…*

30/06/2019


Hans Ree le 17 janvier 1973 (certains droits réservés ; voir les crédits)

“Jouez une partie ennuyeuse jusqu’à la fin, et des choses intéressantes peuvent se produire. Fischer savait ça.”

Hans Ree, journaliste, écrivain et joueur d’échecs néerlandais (1944-)

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* d’après « The show must go on » (« Que le spectacle continue ! », ou littéralement : « Le spectacle doit continuer »), piste 12 de l’album Innuendo du groupe Queen, sorti en 1991.

Retrouvez toutes les citations dans le Dictionnaire de citations.

Abalone, ouvre-toi !

Échecs, Dames ou Othello n’ont qu’une seule position de départ :


Position de départ aux Échecs du point de vue de Noir


Position de départ aux Dames internationales du point de vue de Noir


Position de départ à Othello

Abalone en a des douzaines ! (:

Suffisamment pour jouer mille et une nuits (^_-)—☆


Un version abalonienne de l’histoire de Shéhérazade q:

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Immobilité sous tension

13/01/2019


Set de billes d’Abalone jetées sur un plateau :
pas de passé, mais une multitude de futurs possibles…

“Le repos n’est que mouvement se retenant en soi,
souvent plus inquiétant que le mouvement même.”

(QU’EST-CE QU’UNE CHOSE ?, Hiver 1935-1936,
A. Diverses manières d’interroger en direction de la chose,
X. Historialité de la détermination de la chose)
[Ed. Gallimard, p.54 ; traduction : Jean Reboul et Jacques Taminiaux]

Martin Heidegger, philosophe allemand (1889-1976)

°°°°°°

Cet article est un prolongement de celui-ci. Et ce qui suit apporte une réponse à ce commentaire d’OCJ.

Rien n’a bougé effectivement, sauf le photographe et le point de vue.
A qui le tour, donc ?

Cela peut être :

– le tour du plateau (dans le sens horaire)
– le tour de la situation (relativement complexe)
– le tour du propriétaire, à supporter que le jeu lui appartienne… Ce qui n’est pas le cas ! q:
– le tour qu’on vous joue, etc.

Et puisqu’on parle de jouer, le sous-titre anglais était plus explicite : ‘Is it your turn or my turn?

Mais là, comme il n’y a ni mouvement, ni flèche pour indiquer le coup précédent, et que vous n’étiez pas là pour voir ce qui s’est passé avant, vous êtes comme jetés dans le monde, libres de décider de votre destin à partir de ce qui vous est donné au moment présent.

Et pour l’anecdote, cette « partie » vient de naître : elle n’a pas de passé en propre, seulement des avenirs possibles. Elle est issue d’une rencontre amoureuse entre le plein et le vide, qui a abouti à la fécondation aléatoire d’un plateau par un jeté de billes. Ce qui, entre le choix du camp et le choix du trait, vous laisse 4 possibilités :

1) Noir avec le trait
2) Noir sans le trait
3) Blanc avec le trait
4) Blanc sans le trait

A vous de jouer ! (:


Qui commence ? Avec quelle couleur ? A vous de choisir !

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Trouvez un job avec Abalone

Du boulot ?? Mais y en a PLEIN !!! Tenez, moi je traverse le plateau et je vous en trouve !
Et sans quitter l’Hexagone !


Cliquez sur l’image pour trouver du boulot grâce à Abalone.

Vous savez pousser des billes ? Hum… on peut peut-être vous trouver un poste de manutentionnaire en CDD… Ça vous tente ? (:

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