Un choix peut-il être libre ?

Une partie d’Abalone, ou de n’importe quel autre jeu de stratégie combinatoire abstrait opposant deux joueurs, est une succession de coups où chaque joueur doit, à son tour de jeu, considérer ses options et tenter de faire le meilleur choix.

On dit parfois que la vie ressemble à une partie d’Échecs. On pourrait tout aussi bien dire qu’elle ressemble à une partie d’Abalone.

Il y a cependant une différence notable : dans le jeu, vous êtes libre d’accepter ou non la partie, et donc de choisir ou non d’avoir à choisir. De plus les règles sont fixées, et ne changeront pas en cours de route ; et même si votre adversaire est plus fort que vous, les mêmes règles s’appliquent pour l’un comme pour l’autre.

Dans la vie c’est différent. Dans l’absolu, en dehors des lois de la physique, les règles n’existent pas, elles sont à instituer. Et même si les forces en présence sont inégales, leur institution devrait être consensuelle et faire l’objet d’une réflexion et d’un débat.

Ce débat peut tourner au rapport de force dès lors qu’une des deux parties détient le pouvoir (économique, politique, militaire, etc.) de vous imposer les options de SON choix, et s’en arroge le droit.

Un choix peut-il être libre ? Est-on libre de choisir de faire un choix ou de ne pas faire de choix ? Les choix s’imposent-t-ils à nous ou nous les imposent-on ? A-t-on le droit de ne pas choisir ou le devoir de choisir ?

Je vous invite à y réfléchir avec cet article de Jean-Paul Galibert :

philosophie et existence!

Lorsqu’on propose un choix, chacun suppose et admet qu’il faut choisir. Prendre l’un ou l’autre, mais pas les deux, et surtout pas ni l’un ni l’autre. J’ai longtemps cru que le choix condamnait à un choix exclusif, en sorte que chaque choix cachait un sacrifice. Mais le pire, dans le choix, est peut-être d’obliger à prendre quelque chose, alors qu’on ne voulait rien. Le premier choix, dans le choix, est de choisir. Pourquoi accepte-t-on de choisir, avant même de choisir ceci ou cela ? Par paresse ? par peur ? par inadvertance ? ou simplement par habitude et par balourdise ? En consultant, on impose de prendre quelque chose, de valider un des choix. Or celui qui impose le choix n’a que faire de nos choix: tous les choix qu’il propose sont intéressants pour lui. Ce qui compte à ses yeux, c’est le choix implicite et primordial, celui par lequel…

Voir l’article original 16 mots de plus

2 mars : tournoi Abalone à la Cabane à Jeux

Si vous habitez en Ile-de-France, vous êtes des petits veinards ! En ce moment, les tournois d’Abalone y poussent comme des champignons (:

Tenez par exemple, celui de La Cabane à Jeux aura lieu dans 15 jours, le samedi 2 mars 2019 de 14h à 18h à la Ludothèque Denise Garon, 8 square Dunois, 75013 Paris.

Et comme c’est bien connu, les adultes sont de grands enfants (ne parlons même pas des papys et des mamies !), alors tout le monde a le droit de jouer !


Abalone est un jeu IN-TER-GÉ-NÉ-RATIONNEL ! Et c’est pas que pour les garçons !!! q:

°°°°°°


Vous voulez en savoir plus sur ce tournoi ?
Cliquez donc sur cette cabane pour accéder à l’article de la Cabane à Jeux.

FightClub

Polémique autour d’un événement

Bin non, c’est pas une faute d’orthographe pauv’ cloche ! Et t’es soi-disant prof de Français au lycée ? MDR !!

« Autant ne pas faire durer le suspense, il est tout à fait correct d’écrire événement avec un accent aigu ou évènement avec un accent grave. La distinction s’est opérée lors d’une réforme de l’orthographe de la langue française en 1990. Maintenant, les dictionnaires proposent les deux orthographes. » (source)

Et toc !

Et puis il n’y a qu’à voir le graphique de Google Books Ngram Viewer pour se rendre compte que même si la graphie évènement fait « moderne », qu’elle est « tendance » et qu’elle fleure bon l’esprit startup, elle reste dérisoirement marginale !


Fréquence comparative des graphies événement et évènement sur la période 1800-2008

Donc je continuerai à écrire partout sur ce blog événement, et pas évènement (bèèèèèè !!) q:

*

Je préfère ne pas dire ce que je pense de la réforme de l’orthographe de 1990, afin d’éviter d’être grossier, ni de ce qu’on qualifie généralement de « réformes », dont le but est la plupart du temps :

  • soit d’altérer ou de détruire quelque chose qui fonctionnait bien, sous le prétexte fallacieux de l’améliorer ou de le rendre plus compétitif,
  • soit de changer l’habillage de quelque chose qui ne fonctionne pas pour faire croire au bon peuple qu’on s’attaque au problème, alors qu’il n’en est rien,
  • soit de conforter la position dominante d’une élite. Car ce sont les élites qui pondent ces réformes, et il faudrait être bien naïf pour s’imaginer qu’elles ne le font pas à leur avantage.

En prenant uniquement le cas de la réforme de l’orthographe de 1990, elle n’a pas aboli les anciennes règles, elle n’a fait que lui en superposer de nouvelles. Maintenant, les deux usages cohabitent et nombreux sont ceux qui ne savent plus comment il faut écrire. Cette orthographe prétendument simplifiée n’a fait que compliquer les choses en introduisant le doute. Et ouvert la voie à cette idée qui se répand, que chacun peut écrire comme il l’entend sans que cela affecte le sens ou d’autres aspects (comme la pertinence d’une requête dans un moteur de recherche, par exemple).

Si on transpose cette situation au jeu, puisque c’est ça qui nous intéresse ici, les choses vont devenir compliquées si plusieurs règles coexistent et que chacun applique celle qu’il préfère. Il y a forcément un moment où cela va poser problème : une situation va apparaître, où il faudra faire un choix entre la règle de l’un et celle de l’autre. Tant que ce conflit de règles ne sera pas résolu, il y aura blocage, et le jeu ne pourra pas se poursuivre.

L’idéal dans ce cas est de pouvoir se reporter à une règle officielle. Elle doit permettre de décider qui a raison, et quoi faire, sans ambiguïté. Mais parfois la règle officielle ne permet pas de statuer sur certaines situations. Dans ce cas, c’est qu’elle est incomplète. Pire, sur certains aspects, une règle peut être contradictoire, ce qui rend le jeu partiellement injouable.

Si les joueurs n’ont pas accès à la règle officielle, ou si elle est incomplète ou contradictoire, ils sont obligés de légiférer, autrement dit de fixer eux-mêmes une règle qui sera fonctionnelle. Si à l’usage il s’avère qu’elle ne l’est pas, ils devront la changer.

Cette activité législative des joueurs, souvent basée sur la méconnaissance ou l’ignorance des vraies règles, peut donner lieu à des variantes amusantes et parfois intéressantes, comme nous avons pu le constater en maintes occasions lors de nos présentations du jeu Abalone auprès du grand public. Je vous présenterai prochainement les bizarreries les plus couramment en usage chez ceux qui « réinventent » les règles d’Abalone (:

FightClub

Libérez votre potentiel !

18/02/2018


Max Stirner

“[…] was Du zu sein die Macht hast,
dazu hast Du das Recht.” *

(Der Einzige und sein Eigentum, 2.2.1. Meine Macht, 1844)

°

* “[…] ce que tu as le pouvoir d’être,
tu as aussi le droit de l’être.”

(L’Unique et sa propriété, 2.2.1. Mon pouvoir, 1844)

Max Stirner, philosophe et théoricien anarchiste allemand (1806-1856)

°°°°°°

Cette série de citations porte sur le thème de l’Anarchie, de la liberté et de la désobéissance aux règles arbitrairement imposées.

Voir aussi : Sons of Strategy

 

Retrouvez toutes les citations dans le Dictionnaire de citations.

FightClub

Les statuts de la « Fédération Française des Joueurs d’Abalone » (F.F.J.A.)

C’est méchamment rébarbatif, et même armés de courage, il y a peu de chance que vous arriviez jusqu’au bout ! C’est pourquoi, après réflexion, je vais plutôt mettre mon petit questionnaire au début de cet article plutôt qu’à la fin. Vous n’aurez qu’à y revenir lorsque vous aurez déclaré forfait et que ces statuts auront eu raison de vous (victoire par abandon). Ou si vous êtes un joueur de fond de court cour cours (de droit), lorsque vous serez venus à bout de ce standard de la littérature stalino-mégalo-juridique et que vous aurez malgré tout gagné la partie. En tout cas une chose est sûre : vu sous cet angle, Abalone®, ©, ™ etc. ne donne vraiment pas envie de jouer 😦

°°°°°°

😛 EN QUÊTE ENQUÊTE DE SATISFACTION 😛

Après avoir pris connaissance des statuts de la « Fédération Française des Joueurs d’Abalone » (F.F.J.A.), que faites-vous ?

1. Je prends la fuite
2. Je prends la poudre d’escampette
3. Je prends mes jambes à mon cou
4. Je prends la tangente
5. Je prends un avocat

Cliquez sur les liens pour découvrir ce que votre réponse révèle de vous.

FightClub


 

Statuts de la Fédération

FEDERATION FRANÇAISE DES JOUEURS D’ABALONE – F.F.J.A

Association régie sous la loi du 1er juillet 1901

Siège social : VERSAILLES (78000) – 12/14, rue Montbauron

TITRE I – OBJET ET COMPOSITION

ARTICLE 1er – OBJET DE LA FEDERATION

L’association dite “FEDERATION FRANÇAISE DES JOUEURS D’ABALONE – F.F.J.A.”, fondée le 20 février 2002 et déclarée sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, a pour objet :

1°/
a) de regrouper les associations dans lesquelles est pratiqué le jeu Abalone®,

b) d’organiser, de développer, de réglementer, de contrôler, dans le cadre des textes législatifs et réglementaires en vigueur, la pratique, l’enseignement et la promotion du jeu Abalone®,

c) de pourvoir, conformément aux textes en vigueur, aux modalités d’attribution des grades,

d) de promouvoir parmi ses membres le respect de l’éthique sportive et l’application des principes enseignés par le code moral du jeu Abalone®,

e) de donner à ses membres, sans discrimination d’ordre politique, racial, religieux ou social, la possibilité de mettre en œuvre la pratique des activités liées à son objet avec le souci de contribuer à l’harmonieux épanouissement de la personne humaine, à l’intégration sociale et au développement de la citoyenneté,

f) d’étudier et de transmettre à ses membres les principes fondamentaux du jeu Abalone®,

2°/
– de représenter et de défendre auprès des pouvoirs publics et tout organisme les intérêts de la FEDERATION FRANÇAISE DES JOUEURS D’ABALONE, des associations affiliées et de leurs membres licenciés,

3°/
– et plus généralement, de mettre en œuvre toute activité de nature à promouvoir la pratique du jeu Abalone®.

Sa durée est illimitée.

Elle a son siège social à VERSAILLES (78000) 12/14, rue Montbauron, lieu fixé dans cette commune par son comité directeur.

La FEDERATION FRANÇAISE DES JOUEURS D’ABALONE – F.F.J.A. est affiliée à la FEDERATION INTERNATIONALE D’ABALONE – F.I.A. et a pour obligation de se conformer à la charte de cette dernière sous peine de perdre son affiliation. Elle est seule reconnue par la F.I.A. comme Fédération Nationale Française.

ARTICLE 2 – MEMBRES DE LA FEDERATION

Sont membres de la fédération :

– les membres fondateurs,
– les associations qui lui sont affiliées et constituées conformément aux dispositions des textes régissant les activités physiques et sportives,
– les membres à titre individuel titulaires de la licence,
– les membres bienfaiteurs,
– les membres d’honneur.

Les membres fondateurs sont membres de droit et par conséquent siègent au comité directeur de façon permanente.

Les membres bienfaiteurs et les membres d’honneur sont des personnes morales ou physiques, dont la candidature a été agréée par le comité directeur fédéral.

Le titre de membre bienfaiteur peut être décerné aux personnes versant des dons manuels à la fédération. Ces membres peuvent, s’ils en font la demande auprès du Président et, après accord du comité directeur fédéral, assister à l’assemblée générale fédérale avec voix consultative.

Le titre de membre d’honneur peut être décerné par le comité directeur fédéral aux personnes qui rendent ou qui ont rendu des services signalés à la fédération. Ces membres ne sont pas tenus de payer la cotisation annuelle. Ils peuvent être invités par le comité directeur fédéral à assister à l’assemblée générale fédérale avec voix consultative.

ARTICLE 3 – CONDITIONS D’AFFILIATION ET D’ADHESION

Les associations dont l’objet est la pratique de disciplines fédérales demandent leur affiliation à la fédération suivant les modalités prévues par le règlement intérieur fédéral.

L’affiliation à la fédération ne peut être refusée à une association sportive constituée pour la pratique du jeu Abalone® que si elle ne satisfait pas aux conditions réglementaires ou si son organisation n’est pas compatible avec les présents statuts dont les modalités d’application figurent au règlement intérieur fédéral.

Les membres à titre individuel sont les personnes physiques non adhérentes à une association affiliée dont l’adhésion à la fédération est définie par les dispositions du règlement intérieur fédéral.

ARTICLE 4 – COTISATION ET LICENCE FEDERALES

Les membres contribuent au fonctionnement de la fédération :

– pour les associations affiliées, par le paiement d’une cotisation de club fédérale annuelle et le paiement par leurs adhérents d’une licence annuelle,
– pour les membres à titre individuel, par le paiement d’une licence annuelle.

Le montant et les modalités de calcul de ces contributions sont fixés chaque année par l’assemblée générale fédérale.

Les associations affiliées doivent, sous peine de sanctions, faire prendre une licence fédérale à chacun de leurs membres, conformément aux dispositions prévues au règlement intérieur.

Seules les licences fédérales constituent la preuve de la pratique du jeu Abalone® et autorisent l’accès aux activités fédérales.

ARTICLE 5 – DEMISSION ET RADIATION

La qualité de membre de la fédération se perd par :

– la démission qui, s’il s’agit d’une personne morale, doit être décidée dans les conditions prévues par ses statuts,
– le non-paiement de la cotisation fédérale, cette démission sera constatée par courrier recommandé avec avis de réception adressé à l’association concernée,
– le non-renouvellement de sa licence pour les membres à titre individuel,
– la radiation, prononcée conformément aux dispositions des règles disciplinaires fédérales.

ARTICLE 6 – SANCTIONS DISCIPLINAIRES

Les sanctions disciplinaires applicables aux membres et aux licenciés sont prononcées conformément aux dispositions du règlement intérieur fédéral.

TITRE II – MOYENS ET STRUCTURES

ARTICLE 7 – MOYENS D’ACTION FEDERAUX

Les moyens d’action de la fédération sont les suivants :

1°/
a) l’organisation de manifestations et de compétitions (championnats, tournois, critériums, coupes etc.) locales, de districts, départementales, interdépartementales, régionales, interrégionales, nationales ou internationales,

b) l’organisation de stages,

c) la formation et le perfectionnement de ses cadres bénévoles, l’évaluation de leurs compétences,

d) la formation et le perfectionnement des enseignants et des cadres techniques, l’édition de publications, de documents techniques, pédagogiques, historiques, de promotion et administratifs (livres, revues, films, cassettes audio et vidéo etc. ainsi que par tout moyen issu des nouvelles technologies), sous réserve d’agrément donné d’une part, par les inventeurs du jeu et d’autre part, de la société ABALONE SA, détentrice des droits du jeu et de la marque.

e) l’organisation de séminaires, d’expositions, de congrès, de conférences et d’opérations de promotion relatives à son objet social,

f) la mise en place de commissions administratives, sportives, techniques et pédagogiques,

2°/
– la participation aux différentes commissions nationales et territoriales prévues par la réglementation des activités physiques et sportives.

ARTICLE 8 – ORGANISMES FEDERAUX TERRITORIAUX DELEGATAIRES

La fédération a compétence sur l’ensemble du territoire national. Pour réaliser son objet social, elle peut constituer des organismes territoriaux délégataires.

Les organismes territoriaux délégataires de la fédération sont :

– les comités régionaux,
– les ligues départementales.

Ces organismes doivent revêtir la forme d’associations déclarées régies par des statuts et des règlements intérieurs définis par l’assemblée générale fédérale.

La compétence territoriale, le fonctionnement et les missions de ces organismes sont fixés par le règlement intérieur fédéral.

Ces organismes territoriaux sont placés sous le contrôle du comité directeur fédéral qui peut suspendre leur délégation en cas de besoin par décision prise à la majorité absolue des membres élus du comité directeur fédéral.

ARTICLE 9 – AUTRES ORGANES INTERNES DE LA FEDERATION

La fédération peut constituer tous les organes internes utiles à son objet social. Leur nature, leurs compétences et leurs missions sont fixées conformément aux dispositions prévues par le règlement intérieur fédéral.

En cas de nécessité, à titre exceptionnel, le comité directeur fédéral peut décider la création d’organes internes sous réserve d’en rendre compte à la prochaine assemblée générale fédérale.

ARTICLE 10 – COMMISSIONS FEDERALES ET CHARGES DE MISSIONS

Le comité directeur fédéral institue des commissions dont la création est prévue par les textes en vigueur et celles utiles à son objet. Un membre du comité directeur fédéral doit siéger dans chacune d’elles. Leurs missions et leur composition sont précisées par le règlement intérieur fédéral.

Des chargés de missions peuvent être nommés par le comité directeur fédéral comme précisé au règlement intérieur fédéral.

ARTICLE 11 – ORGANES DISCIPLINAIRES

La fédération institue au niveau national et auprès de ses organismes territoriaux des organes disciplinaires conformes aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Leur rôle est d’assurer le respect des règles fédérales, du code moral du jeu Abalone®, de l’éthique sportive et de l’esprit du jeu, au moyen de sanctions disciplinaires internes à la fédération.

Leur composition et leur fonctionnement sont définis par le règlement disciplinaire placé en annexe du règlement intérieur fédéral.

TITRE III – L’ASSEMBLEE GENERALE

ARTICLE 12 – COMPOSITION

L’assemblée générale se compose des représentants des associations, clubs ou groupements affiliés à la fédération.

Ces représentants doivent être licenciés à la fédération. Ils sont élus directement par les groupements affiliés, les clubs.

Ils disposent d’un nombre de voix déterminé, en fonction du nombre de licences délivrées dans le groupement sportif, selon le barème suivant :

– Groupements comprenant de 5 à 14 membres affiliés = 1 voix
– Groupements comprenant de 15 à 34 membres affiliés = 2 voix
– Groupements comprenant de 35 à 59 membres affiliés = 3 voix
– Au-delà = 1 voix supplémentaire par tranche de 30 membres ou fraction de 30.

Le nombre de membres pris en compte pour l’assemblée générale est celui officiellement arrêté au 31 août de la saison précédente.

Les membres de la fédération et adhérents à titre individuel élisent des représentants dans les mêmes conditions que les groupements affiliés et les clubs.

ARTICLE 13 – FONCTIONNEMENT DE L’ASSEMBLEE GENERALE

L’assemblée générale est convoquée par le Président de la fédération. Elle se réunit au moins une fois par an à la date fixée par le comité directeur ; en outre, elle se réunit chaque fois que sa convocation est demandée par le comité directeur ou par le tiers des membres de l’assemblée représentant le tiers des voix.

L’ordre du jour est fixé par le comité directeur.

L’assemblée générale définit, oriente et contrôle la politique générale de la fédération. Elle entend chaque année les rapports sur la gestion du comité directeur et sur la situation morale et financière de la fédération. Elle approuve les comptes de l’exercice clos et vote le budget.

L’assemblée générale est seule compétente pour se prononcer sur les acquisitions, les échanges et les aliénations de biens immobiliers, sur la constitution d’hypothèques et sur les baux de plus de neuf ans. Elle décide seule des emprunts.

Les procès-verbaux de l’assemblée générale et les rapports financiers sont communiqués chaque année aux groupements sportifs affiliés à la fédération au moins quinze jours avant la date de l’assemblée générale.

TITRE IV – ADMINISTRATION

Section 1 – Le Comité Directeur

ARTICLE 14 – COMPOSITION

La fédération est administrée par un comité directeur comprenant au moins 3 membres et au plus 15 membres, qui exerce l’ensemble des attributions que les présents statuts n’attribuent pas à l’assemblée générale ou à un autre organe de la fédération. Le comité directeur suit l’exécution du budget.

Les membres du comité directeur sont élus au scrutin secret par l’assemblée générale pour une durée de quatre ans dans les conditions fixées par le règlement intérieur. Ils sont rééligibles. Le mandat du comité directeur expire au cours des six mois qui suivent les Jeux Olympiques d’été.

Ne peuvent être élus au comité directeur :

– les personnes de nationalité française condamnées à une peine qui fait obstacle à leur inscription sur les listes électorales,
– les personnes de nationalité étrangère condamnées à une peine qui, lorsqu’elle est prononcée contre un citoyen français, fait obstacle à son inscription sur les listes électorales,
– les personnes à l’encontre desquelles a été prononcée une sanction d’inéligibilité à temps pour manquement grave aux règles techniques du jeu constituant une infraction à l’esprit sportif.

Tout membre qui aura, sans excuse reconnue valable par le comité directeur, été absent à trois séances consécutives sera de fait considéré comme démissionnaire.

En cas de vacance d’un ou plusieurs postes au comité directeur, pour quelque cause que ce soit, celui-ci peut pourvoir au remplacement par cooptation qui sera soumis à ratification de la plus proche assemblée générale, ou par appel à candidature partiel à élection lors de la plus proche assemblée générale, à l’exclusion du poste de Président dont les modalités de remplacement sont prévues par ailleurs dans les présents statuts.

ARTICLE 15 – REVOCATION DU COMITE DIRECTEUR

L’assemblée générale peut mettre fin au mandat du comité directeur avant son terme normal par un vote intervenant dans les conditions ci-après :

– l’assemblée générale doit avoir été convoquée à cet effet à la demande du tiers de ses membres représentant le tiers des voix,
– les deux tiers des membres de l’assemblée générale doivent être présents,
– la révocation du comité directeur doit être votée à la majorité absolue des suffrages exprimés et des bulletins blancs.

ARTICLE 16 – FONCTIONNEMENT DU COMITE DIRECTEUR

Le comité directeur se réunit au moins trois fois par an. Il est convoqué par le Président de la fédération. La convocation est obligatoire lorsqu’elle est demandée par au moins le quart de ses membres.

Le comité directeur ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres est présente.

Les procès-verbaux des séances du comité directeur sont signés par le Président et le secrétaire général.

Les votes du comité directeur portant sur des personnes ont lieu à bulletin secret.

ARTICLE 17 – DEFRAIEMENT DES MEMBRES

Les membres du comité directeur ne peuvent recevoir aucune rétribution en raison des fonctions qui leur sont confiées au titre de leur mandat.

Ils sont remboursés de leurs frais, selon les ressources de la fédération, sur justification de leurs dépenses suivant un barème établi chaque année. L’état annuel de ces dépenses est communiqué au comité directeur.

Section 2 – Le Président et le Bureau

ARTICLE 18 – ELECTION DU PRESIDENT

Dès l’élection du comité directeur, l’assemblée générale élit le Président de la fédération.

Le comité directeur se réunit et désigne en son sein un candidat à la présidence de la fédération, qu’il propose à l’assemblée générale.

L’assemblée générale élit le Président au scrutin secret à la majorité absolue des suffrages exprimés et des bulletins blancs. Si cette élection n’est pas acquise après les deux premiers tours de scrutin, il est procédé à un troisième tour de scrutin à la majorité simple des suffrages valablement exprimés.

Sont incompatibles avec le mandat de Président de la fédération les fonctions de chef d’entreprise, de Président de conseil d’administration, de Président et de membre de directoire, de Président de conseil de surveillance, d’administrateur délégué, de directeur général, de directeur général adjoint ou gérant, exercées dans des sociétés, entreprises ou établissements dont l’activité consiste principalement dans l’exécution de travaux, la prestation de fournitures ou de services pour le compte ou sous le contrôle de la fédération, de ses organismes territoriaux, de ses organes internes ou des associations qui lui sont affiliées. Les dispositions du présent article sont applicables à toute personne qui, directement ou par personne interposée, exerce en fait la direction de l’un des établissements, sociétés ou entreprises ci-dessus visés.

Est également incompatible avec le mandat de Président toute autre fonction élective exercée au sein de la fédération, y compris de ses organismes territoriaux.

Le mandat du Président prend fin avec celui du comité directeur.

ARTICLE 19 – REVOCATION DU PRESIDENT

L’assemblée générale peut mettre fin au mandat du Président avant son terme normal par un vote intervenant dans les conditions ci-après :

– l’assemblée générale doit être convoquée à cet effet à la demande au moins du tiers de ses membres représentant au moins le tiers des voix ou par les deux tiers au moins des membres du comité directeur fédéral,

– les deux tiers des membres de l’assemblée générale doivent être présents,
– la révocation du Président doit être votée à la majorité absolue des suffrages exprimés et des bulletins blancs.

ARTICLE 20 – ATTRIBUTIONS DU PRESIDENT

Le Président de la fédération préside les assemblées générales, le comité directeur, le comité exécutif et le bureau.

Il ordonnance les dépenses. Il représente la fédération dans tous les actes de la vie civile et devant les tribunaux.

Le Président assure la gestion courante et administrative de la fédération.

Il peut déléguer certaines de ses attributions dans les conditions fixées par le règlement intérieur fédéral. Toutefois, la représentation de la fédération en justice ne peut être assurée, à défaut du Président, que par un mandataire agissant en vertu d’un pouvoir spécial délivré par le comité directeur fédéral.

ARTICLE 21 – VACANCE DU POSTE DE PRESIDENT

En cas de vacance ou d’absence justifiée du poste de Président, pour quelque cause que ce soit, les fonctions de Président sont exercées provisoirement par le vice-président secrétaire général ou à défaut par un autre vice-président désigné par le comité directeur fédéral.

Dès sa première réunion suivant la vacance définitive du poste de Président et après avoir le cas échéant complété le comité directeur, l’assemblée générale fédérale élit un nouveau Président pour la durée restant à courir du mandat de son prédécesseur, dans les conditions prévues par ailleurs aux présents statuts.

ARTICLE 22 – ELECTION DU COMITE EXECUTIF

Après l’élection du Président par l’assemblée générale, le comité directeur fédéral est convoqué par le Président dans un délai de quinze jours pour élire en son sein les membres d’un comité exécutif dont la composition est fixée par le règlement intérieur fédéral.

Le comité exécutif comprend au moins un vice-président assumant la fonction de secrétaire général et un vice-président assumant la fonction de trésorier général. Le mandat du comité exécutif prend fin avec celui du comité directeur.

Est incompatible avec le mandat de vice-président toute autre fonction élective exercée au sein des organismes territoriaux délégataires de la fédération.

ARTICLE 23 – REVOCATION DU COMITE EXECUTIF

Le comité directeur fédéral peut mettre fin au mandat du comité exécutif ou de l’un de ses membres, à l’exception du Président, avant le terme normal par un vote intervenant dans les conditions ci-après :

– le comité directeur doit être convoqué à cet effet par le Président ou à la demande des deux tiers au moins de ses membres,
– les deux tiers au moins des membres du comité directeur doivent être présents,
– la révocation doit être votée à la majorité des deux tiers des membres du comité directeur.

ARTICLE 24 – COMPOSITION DU BUREAU

Il est formé au sein du comité exécutif un bureau chargé d’assister le Président dans les tâches courantes. Il est composé du Président, du vice-président secrétaire général et du vice-président trésorier général.

Le directeur de la fédération et le directeur technique national participent à ses travaux.

TITRE V – DOTATIONS ET RESSOURCES

ARTICLE 25 – RESSOURCES DE LA FEDERATION

Les ressources annuelles de la fédération comprennent :

– le revenu de ses biens,
– les cotisations et souscriptions de ses membres,
– le produit des licences et des manifestations,
– les subventions de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics,
– les ressources créées à titre exceptionnel, s’il y a lieu avec l’agrément de l’autorité compétente,
– le produit des rétributions perçues pour services rendus.

ARTICLE 26 – GESTION COMPTABLE FEDERALE

La comptabilité de la fédération est tenue conformément aux lois et règlements en vigueur. Cette comptabilité fait apparaître annuellement un compte d’exploitation, le résultat de l’exercice et un bilan.

TITRE VI – MODIFICATION DES STATUTS ET DISSOLUTION

ARTICLE 27 – MODIFICATION DES STATUTS

Les statuts peuvent être modifiés par l’assemblée générale, dans les conditions prévues au présent article, sur proposition du comité directeur ou sur proposition du dixième des membres dont se compose l’assemblée générale, représentant le dixième des voix.

Dans l’un et l’autre cas, la convocation, accompagnée d’un ordre du jour mentionnant les propositions de modification, est adressée aux groupements sportifs affiliés à la fédération au moins un mois avant la date fixée pour la réunion de l’assemblée.

L’assemblée générale ne peut modifier les statuts que si la moitié au moins de ses membres, représentant au moins la moitié des voix sont présents. Si ce quorum n’est pas atteint, l’assemblée est à nouveau convoquée sur le même ordre du jour ; la convocation est adressée aux membres de l’assemblée quinze jours au moins avant la date fixée pour la réunion. L’assemblée générale statue sans condition de quorum.

Les statuts ne peuvent être modifiés qu’à la majorité des deux tiers des membres présents, représentant au moins les deux tiers des voix.

ARTICLE 28 – DISSOLUTION DE LA FEDERATION

L’assemblée générale ne peut prononcer la dissolution de la fédération que si elle est convoquée spécialement à cet effet. Elle se prononce dans les conditions prévues par les troisième et quatrième alinéas de l’article 27 ci-dessus.

ARTICLE 29 – LIQUIDATION

En cas de dissolution, l’assemblée générale désigne un ou plusieurs commissaires chargés de la liquidation des biens de la fédération.

TITRE VII – SURVEILLANCE ET REGLEMENT INTERIEUR

ARTICLE 30 – PUBLICITE

Le Président de la fédération, ou à défaut le vice-président secrétaire général, fait connaître dans les trois mois à la Préfecture du département où elle a son siège social, tous les changements intervenus dans la direction de la fédération et se conformera à toutes les dispositions légales et réglementaires en vigueur pour la présentation de tout document administratif concernant la fédération.

ARTICLE 31 – CONTROLES MINISTERIELS

Le Ministre chargé des sports et le Ministre de l’intérieur ont le droit de faire visiter par leurs délégués les établissements fondés par la fédération et de se faire rendre compte de leur fonctionnement.

ARTICLE 32 – REGLEMENT INTERIEUR

Le règlement intérieur fédéral est préparé par le comité directeur et adopté par l’assemblée générale réunie en session ordinaire.

Le règlement intérieur et les modifications qui lui sont apportées sont communiqués au Ministre chargé des sports, au Ministre de l’intérieur et au Préfet du département où la fédération a son siège social.

ARTICLE 33 – ADOPTION

Les présents statuts ont été adoptés par l’assemblée générale réunie en session extraordinaire le 20 février 2002 à VERSAILLES.


Vous pouvez retrouver ces statuts dans les archives du web (Je viens de retrouver le lien 🙂 ).