Marsabal

Avertissement : cet article mélange des éléments historiques avec des éléments de fiction.

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Marsabal

Dans la mythologie abalonienne, Marsabal est le dieu de la guerre, dieu de première importance dans l’Abalonie antique en tant que père d’Abalbus et de Nigerbus, les deux fondateurs d’abalone. Il est aussi la puissance tutélaire de la légendaire cité d’Abylone. Cette divinité fut par la suite intégrée à la mythologie de plusieurs peuples, notamment indo-européens : Mars chez les Romains, d’autres peuples du Latium et au-delà, notamment chez les Sabins, les Samnites et les Osques ; Arès chez les Grecs, Tanaris chez les Celtes et les Gaulois, Thor dans la mythologie nordique, Týr chez les peuples germaniques. On le retrouve dans la mythologie égyptienne sous la forme de Montou, protecteur des armées, dans la mythologie indienne sous les traits de Kârttikeya, le dernier fils de Shiva, en Chine sous ceux de Chiyou, et jusqu’au Japon sous la forme d’Hachiman, le « dieu aux huit banderoles ».

Marsabal est le plus important des dieux de la guerre honorés par les abaloniens. Son culte connaît deux moments forts, au mois de mars (nom donné à ce mois en l’honneur de Marsabal), et au mois d’août, où se perpétue en Britannie les Marsabal Sports Olympiad (MSO). Il s’agit d’un culte célébré en l’honneur de ce dieu, cérémonie quasi-religieuse qui chaque année donne lieu à des compétitions publiques où les meilleurs guerriers mentaux s’affrontent, sur le modèle des antiques jeux de l’Olympe. Le vainqueur de ces joutes intellectuelles remporte le glorieux qualificatif de « champion du monde d’abalone », qu’il conservera un an, jusqu’à la remise en jeu automatique de son titre.

Le mot « intellectuel » ou « combat mental » est ici essentiel : à chaque fois que l’on parle de « guerre » à abalone, le terme est évidemment à prendre dans un sens symbolique et non littéral, de la même manière que lorsqu’on parle de « guerre psychologique », de « guerre économique », de « guerre juridique » ou de « cyberguerre », ou encore lorsqu’on dit métaphoriquement que deux voisins se font la guerre (ce qui arrive presque toujours sur un plateau d’abalone XD ). Car ici, pas de destructions, pas de morts, pas de sang dans ces conflits, les abaloniens sont des gens pacifiques. Des blessures d’amour-propre, il se peut, mais qui cicatrisent vite. Quelques invectives parfois, car il existe des crétins partout, malheureusement :-/ mais le plus souvent de la bonne humeur. Et les familles de billes endeuillées par la perte de quelques proches ne le restent pas longtemps : par bonheur, il y a une vie après la rigole, et le cycle du jeu est éternel.

Ce concept de « guerre » est donc à comprendre comme une confrontation, une rivalité, un conflit, une bataille, un combat, ou comme disait gaz – gaz, une « bagarre » ou une « baston » ; « ἀγωνία » et non « πόλεμος », « Kampf » et non « Krieg », « Fight » et non « War ». Une lutte où des forces s’opposent en vue de triompher l’une de l’autre, cette lutte aboutissant soit à victoire, soit à la défaite, et parfois malheureusement à un enlisement, une situation figée, sans issue, qu’à abalone on appelle communément un « nul », sans profit ni perte pour l’un ni pour l’autre, situation qui n’est pourtant que rarement un véritable « statu quo ante bellum » dans la mesure où en termes de matériel, bien souvent l’un des deux belligérants au moins a subi des pertes, quoique ces pertes soient finalement sans conséquences sur le résultat de la partie : il n’y a ni gagnant ni perdant. Autres contrastes avec la guerre au sens strict : la guerre abalonienne est menée par choix et non par nécessité, et la vie de celui qui la mène n’est pas en danger ; elle est en principe source de plaisir et non de souffrances, et son résultat n’est jamais définitif car tôt ou tard, après la défaite vient la victoire, comme après la pluie vient le soleil, et inversement 😉

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Ce mois sera donc placé sous l’égide de Marsabal, le dieu de la guerre abalonienne. Bon mois de Marsabal, et bons jeux à tous !

FightClub

gaz – gaz

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Avec gaz – gaz, le mot d’ordre est « baston ». Pour ce grand amoureux d’abalone, il est interdit de s’ennuyer sur un plateau. Il aime plus que tout voir les billes voler dans tous les sens, et les interminables affrontements où chacun montre ses muscles sans jamais passer à l’action ne sont pas pour lui.

Paradoxalement, il n’est pas très amateur de variantes, et pour lui, le « vrai » abalone, c’est le standard. C’est peut-être là le hic : il fera tout pour éclater les paquets de billes, et il en attend autant de son adversaire, ce qui revient un peu à vouloir faire d’abalone un jeu coopératif. Or abalone n’est pas un jeu coopératif, et toutes les tactiques, tous les coups et même tous les atermoiements sont permis dès lors que la règle ne les interdit pas. Et gaz – gaz, justement, déteste la « gagne », l’idée que la victoire est le but ultime et que tous les moyens sont bons pour y parvenir. Pour lui, le but ultime, c’est l’amusement.

Si vous acceptez ce contrat implicite avec lui, gaz – gaz est le joueur le plus agréable qui soit. Mais attention, bloqueurs s’abstenir ! gaz – gaz est tout à fait capable d’abandonner la partie et de quitter la table sur un salut un peu sec s’il ne sent pas, chez son adversaire, un esprit joueur. Je sais pourtant qu’il s’en voudra ensuite, car c’est un des joueurs les plus fair-play qui soient.

En définitive, c’est un joueur très sympathique avec qui on ne s’ennuie jamais. Je le recommande à tous les débutants (mais pas seulement aux débutants), d’autant qu’il dispense volontiers ses conseils à ceux qui découvrent le jeu. Surcroît d’élégance, lorsqu’il a affaire à un nouveau joueur, gaz – gaz propose le plus souvent le match nul quand il a gagné, prouvant que seul le jeu l’intéresse et non la petite gloire du classement.

Gramgroum, lundi 11 juin 2012