Abalone ?! Non, là, Bayonne !

Le 25 août de cette année, sur le Facebook officiel d’Abalone était posée cette question : « Quel type de musique aimez vous écouter pendant vos duels ? ».

Je ne sais pas pour vous, mais moi en ce moment j’écoute Bayonne. Et comme j’adore sa musique je pense que c’est ce que devraient faire tous les gens bons (à AbaIone). Enjoy!

FightClub

°°°°°°

#balancetonjambon :

AbaIone vs. claudie – Dialogue dans la partie, sur MiGs (17/03/2011)

(AbaIone) hello FightClub
(FightClub) salut 🙂
(claudie) re fight
(doumé) salut a vous
(FightClub) salut à Bayonne
(claudie) t’es là alors
(AbaIone) ah
(FightClub) je l’ai tjs été
(AbaIone) t’as repéré le i ?
(FightClub) oui
(claudie) hein le i
(AbaIone) t’es fort didon 🙂
(FightClub) Je pense que je suis le sens
(FightClub) seul
(FightClub) non ?
(AbaIone) tu possèdes l’original?
(AbaIone) oui
(FightClub) du jambon ?
(AbaIone) oui
(AbaIone) 🙂
(FightClub) lol
(AbaIone) tu serais pas Gram toi par hasard ?
(claudie) vous causez quelle langue?
(FightClub) pk ?
(claudie) je comprends rien a votre truc
(AbaIone) le baillonné
(FightClub) moi je commence à ne plus comprendre
(AbaIone) de Bayonne
(doumé) a quitté la partie
(FightClub) on pourrait organiser un événement Abalone à Bayônne

Question :

Voyons qui est malin maintenant : et vous, avez-vous repéré le « i » ? (^_-)—☆

FightClub

Publicités

Abbalone

Prenez un jeu français né à la toute fin des années 80, mixez-le avec un groupe pop suédois des années 70, mettez ça à la sauce turque, et vous obtenez…

redka5.jpgredka4

…Abbalone, bien sûr ! (A gauche le dessus, à droite le dessous de la boîte.)

Nous savons que le jeu d’abalone est diffusé sous divers pseudos, pour diverses raisons. Voilà une version « pirate » qui, en tout cas, ne cache pas son lien de filiation avec l’invention de Lalet et Lévi.

Côté matériel, c’est du noir et blanc classique : 14 billes blanches (beyaz misket), 14 billes noires (siyah misket). L’originalité vient du tablier de jeu (oyun platformu) qui affiche en capitales le nom de l’éditeur : REDKA. Ce tablier ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ?

redka3redka2

(cliquez sur les images pour les agrandir)

L’illustration au dos de la boîte est trompeuse et peut laisser croire que 4 billes sont en mesure d’en pousser 3, mais le texte est clair : 3 billes en poussent une ou deux, 2 billes en poussent une.

Notez qu’il existe un software d’abalone appelé Abbalone 3D, sans rapport avec la version REDKA.

Gramgroum

Quel genre de joueur ou de joueuse êtes-vous ?

Quel genre de joueur ou de joueuse êtes-vous ? J’ai tenté ici une typologie succincte et légèrement fantaisiste des joueurs d’abalone. Vous vous y retrouverez peut-être, ou en trouverez d’autres, derrière ces quelques petits portraits de personnages tirés de mon imagination, mais inspirés de joueurs réels. Bonne lecture !

°°°°°°

Quentin Neobille

Quentin Neobille a découvert abalone récemment, et apprend les ficelles du « métier », si l’on peut dire, s’agissant d’un jeu. Comme il se trouve souvent confronté à des situations où il ne sait pas quoi faire, il doit beaucoup réfléchir pour prendre ses décisions, ce qui fait de lui un joueur lent. Il lui faut trouver d’autres débutants comme lui, ou de patients pédagogues, car avec lui les joueurs expérimentés risquent de s’ennuyer ferme !

*

Thea Ballerini

Thea Ballerini a commencé à jouer à abalone il y a longtemps déjà, et elle aime ça, le mouvement des billes ! Sauf qu’elle joue sans souci de gagner ou de perdre et fait à peu près n’importe quoi, confondant le plateau avec une piste de danse. Son incapacité à suivre avec constance une stratégie fait d’elle une bonne partenaire pour les enfants et les débutants, et pour partager un moment ludique sans prise de tête. Pour elle, abalone est avant tout un jeu de société, avant d’être un jeu de stratégie.

*

Pierre Flashball

Ce que Pierre Flashball aime par-dessus tout, ce sont les parties en blitz de 7-8 minutes. C’est un joueur expérimenté et vif. Sauf qu’il confond rapidité et efficacité ! Question de tempérament. Il est comme ça, Pierre Flashball ! Avec son jeu nerveux et impatient, il lance de fulgurantes attaques, mais dans son intrépidité, il commet aussi beaucoup d’erreurs, ce qui rend son jeu inégal. C’est un adversaire qui conviendra aux joueurs de bon niveau qui jouent surtout pour le fun et apprécient le jeu dynamique et les rapides revirements de situation.

*

e-deep

Est-ce vraiment un joueur ? Plutôt un joueur par procuration, car derrière ce pseudo se cache (ou se montre) un individu qui joue contre vous avec un programme. Et il le fait sans complexes, e-deep ! Car il vous annonce la couleur, et même le paramétrage, si ça vous intéresse. Normal, ce programme, c’est lui qui l’a conçu ! Et quel meilleur moyen d’en tester les capacités que de le confronter à des joueurs bien réels ayant une solide expérience du jeu, ou à d’autres programmes disponibles qui ont fait leurs preuves ? Et toutes ces parties sont soigneusement décortiquées et analysées en vue d’améliorer la fonction d’évaluation de son programme. Sachez-le, et soyez-en fier : quand vous jouez contre e-deep, vous faites progresser la science !

*

Mikhaïl Abalchnikov

Rapide et agressif, Mikhaïl Abalchnikov lance ses attaques en rafales et éjecte vos billes de la même manière. C’est un joueur extrêmement puissant. De son avis, il est le meilleur ! C’est fort possible, difficilement vérifiable, et cependant, cet avis est partagé par beaucoup d’autres. Contre un tel adversaire, le mot « adversité » prend tout son sens. Il y a peu de chance que vous remportiez la partie contre lui ! C’est clair qu’il va vous exploser, mais vous en sortirez plus fort pour aller affronter d’autres pointures moins talentueuses. C’est le partenaire idéal pour les joueurs les plus expérimentés qui aiment avant tout se confronter à la difficulté pour progresser.

*

Maître Abal

Ce vieux professeur à la retraite, ne se soucie pas du temps. Pour lui, seule la perfection du jeu compte. Autant dire qu’avec lui il ne faut pas être pressé… Vous pouvez remballer la pendule ou le chrono : avec lui pas de blitz ! Sa pratique d’abalone ressemble plus à du tai-chi-chuan de style Yang qu’à du ninjutsu, ou même du sumo. Du coup la partie se déroule dans une étrange atmosphère d’éternité. Un abalone monastique ! Mais quel puissance de jeu quand il révèle ses coups patiemment mûris ! Si vous vous décidez à l’affronter, il ne vous reste plus qu’à faire comme lui : analyser chaque situation en profondeur et sortir le meilleur coup possible ! Si vous ne vous laissez pas endormir par la lenteur de son jeu et réussissez à maintenir toute votre concentration au cours de ce marathon mental, vous trouverez peut-être la victoire au sommet de la montagne.

FightClub

Les 2 belges du mois (septembre 2015)

Ce mois-ci, les deux parties en marguerite belge, la reine des variantes, ont été regroupées en un seul article, car le sujet l’imposait.

°°°°°°

Marguerite belge

Le pari abalonien

On se souvent d’Alfred Capus, qui jouait pour savoir s’il allait gagner ou s’il allait perdre. Mais comme il est mort en 1922, ce ne peut pas être lui qui se cache derrière les pseudos « Je vais gagner » et « Je vais perdre » 😉

Rien ne permet d’ailleurs d’affirmer que ces deux pseudos appartiennent au même joueur, choisissant celui-ci ou celui-là au gré de son humeur optimiste ou pessimiste. Je parierai même plutôt que non, car le jeu du second me semble plus laborieux que celui du premier, mais faisons l’hypothèse – invérifiable malgré tout – qu’il s’agit d’un seul et unique joueur.

« Je vais gagner », était-ce un haka ? La méthode Coué ? Une intuition ? Un pari ?
Toujours est-il que ça a marché, car « Je vais gagner » a gagné : il a gagné ! XD

 keep-calm-W 300

(cliquez sur l’image pour visionner la partie)

Et « Je vais perdre », était-ce une crainte ? Un manque de confiance ? Un piège pour tromper la vigilance d’un adversaire trop crédule ?
Toujours est-il que « Je vais perdre » a perdu : il a gagné ! XD

 keep-calm-L 300

(cliquez sur l’image pour visionner la partie)

FightClub


Notation Aba-Pro de la première partie :

Belgian daisy
1.a1b2 i5h5 2.i8h7 i6h6 3.h8g7 h4h5 4.h9g8 g4g5 5.g8f7 a4b4 6.a2b3 c5c6d6 7.f6e6 b5c6 8.g9f8 h6g6 9.h8i9g8 d7e7 10.g8f8 h7h8 11.c2c3 g5h5f4 12.c4c5 f4f5 13.f8e8 c7d7 14.c6d6 f7g7f8 15.f9e8 h8g8 16.f6e6 a5b5 17.e6d6 g8f8 18.d6d7 f8e7 19.c3c4 b4b5 20.b1b2 e8f8 21.b2b3 f8e7 22.b3b4

°°°°°°

Notation Aba-Pro de la seconde partie :

Belgian daisy
1.a1b2 i5h5 2.a2b3 a5b6 3.b3c4 i6h6 4.b2c3 g4g5 5.g8g9f7 h6g6 6.h8g8 h4h5 7.h9g8 h6g6 8.c3d4 b4c5 9.i9h9 h5g4 10.b1c2 g6f5 11.d3d4 a4b5a3 12.i8h7 c7c6 13.d4e5 c6c5 14.c2d3 f5e4 15.e5d5 b4c4 16.f7e7 c7b6 17.d7d6 g4g5f4 18.d6d5 e6e5 19.h9g8 d1d2e2 20.f8f7 c3b3 21.c2c3 b6b5 22.f7f6 b3c4 23.d3d4 e3e4 24.h7g6 e6e5 25.e8e7 a3b4a2 26.g8f7 f2e2 27.c1c2 e2d2 28.f6e6 c2d3 29.d6d5 f5e4 30.f4e3 e4d3 31.e3d2 a5b5a4 32.b1c1 e1e2 33.b2c3 f3e2 34.c1d2 a4b4 35.c5d5 b4c4 36.e7f7f8 c4d4 37.d2e3 a2b3 38.e3f4 d1e2d2 39.f4f5 h8i8 40.f8e7 d2d3 41.g5f5 e3d2 42.g4g5 h6h5 43.g6h7 c2d3 44.e5d5 d2d3 45.g7f6 c6b5 46.d7e7 i9h8 47.e7e6 e3f4 48.h7i8h6 h5g4 49.i7h6 a4b5a3 50.c5d6 g4f3 51.d6d7 f3e2 52.g5g4 a3b4 53.e6e5 c5c4 54.d7e7 b3c3 55.h6g6 d5d4 56.g8g7 c4c3 57.e7f7 c3c2 58.f6g6 i7i8 59.g6h7 h8g8 60.f3f4 g8f8 61.i8h7 d4d3 62.g7f7 f8e8 63.g5f5 e8d7 64.g4f4 d1e2 65.g6f5 f3e3 66.h6h7g5 d7d6 67.f4e4 d6c5 68.e7d6 c1d1 69.e4d4 a4a3 70.e6d5 a3a2 71.c4b3 c5c4 72.a2a3 e2f3 73.f7e6 b1c2 74.b4c5 c2d3 75.c5d6 d3e4 76.e7e6 d2e3 77.d4e4 g6f5 78.g5f4 f5e4 79.f4e3 e4d3 80.e3d2 d3c2 81.d5e5d4 e2g4e3 82.d4e4 d1e2 83.a3b3 e1e2 84.b3c3 e2f3 85.e5e6d4 f6e5 86.d6e6 e5e4 87.e2d2 b1b2 88.d4c3 a1a2 89.c2b2

Le point sur l’Elo

Publication initiale : 17/12/2013
Mise à jour : 23/04/2014

LA THEORIE

L’Elo, ou classement Elo, est un système d’évaluation du niveau de chaque joueur relativement à tous les autres joueurs d’un classement. Ce système a été élaboré en 1960 par Arpad Elo (1903-1992), grand joueur d’échecs américain d’origine hongroise.

Ce type de classement peut s’appliquer à tous les jeux à somme nulle (jeux strictement compétitifs), c’est-à-dire lorsque deux joueurs s’affrontent et que l’intérêt de l’un est strictement opposé à l’intérêt de l’autre : ce que l’un gagne, l’autre le perd. Abalone, mais aussi les échecs, le jeu de go, le jeu de dames, le poker, les paris, pierre-feuille-ciseaux, etc., sont ainsi des jeux à somme nulle.

Ceux qui s’intéressent au sujet trouveront plus d’infos en consultant les articles « Classement Elo », « Arpad Elo » ou « Jeu à somme nulle » de Wikipedia.

Le calcul des points s’effectue selon une formule complexe, mais le principe est que si un joueur obtient des performances supérieures à son niveau estimé, il gagne des points Elo, et que s’il réalise des contre-performances, il perd des points. La logique veut qu’un joueur ait une chance sur deux de gagner une partie contre un joueur qui a le même nombre de points que lui. Moins d’une sur deux s’il a moins de points, plus d’une sur deux s’il a plus de points. Plus l’écart de points entre deux joueurs est élevé, plus la partie est déséquilibrée. Sur MiGs par exemple, si un joueur X à 1699 points et un joueur Y à 1507 points s’affrontent, le premier, en théorie, à de grandes « chances » de gagner (c’est juste une expression, « chance » n’étant vraiment pas le mot qui convient s’agissant d’un jeu de stratégie), mais son gain en points sera faible. En revanche, s’il perd, s’il doit quitter la partie en raison d’un impératif extérieur ou s’il subit une déconnexion, il perdra beaucoup de points. Inversement, le joueur Y, en théorie, à peu de chance de gagner, mais son gain en points sera élevé s’il y parvient, ou si son adversaire rencontre un problème extérieur au jeu.

On entrevoit déjà tout l’intérêt qu’un joueur déclinant ou un joueur fort peuvent avoir à se créer un nouveau pseudo : – le joueur déclinant protège ainsi son capital de points et limite son déclassement – le joueur fort gagne sur les deux tableaux, cumulant de grandes chances de victoire avec un gain de points optimal. Avec au passage, l’opportunité de déclasser ses adversaires directs en leur faisant perdre un maximum de points. Ca peut être un jeu de stratégie aussi, mais ce n’est pas de l’abalone. Et c’est un peu dommage que ce type de joueur perde son temps à gagner des points Elo sur MiGs alors qu’il pourrait s’enrichir sur le marché spéculatif et – pourquoi pas ? – entrer dans le Hall of Fame du magazine Forbes.

La conséquence, c’est la prolifération des pseudos à des fins stratégiques, alors même qu’il y a de moins en moins de joueurs. Cette inflation donne l’illusion du nombre (et laisse croire que tout ne va pas si mal), favorise l’anonymat, nuit à la convivialité, fait fuir les anciens, décourage les nouveaux, empêche de faire confiance et donc de jouer. Car il y a quand même des connexions qui se font, mais les connectés se méfient, s’observent et ne jouent pas. Bref, une ambiance sinistre.

LA PRATIQUE

Un tel système de classement est tout à fait pertinent dans le cadre d’une compétition officielle parfaitement structurée, où les participants jouent tous selon les mêmes modalités (fixées à l’avance par les organisateurs), sous une identité unique, et dans des conditions identiques. Mais il me semble ne pas être adapté à un lieu de rencontre (virtuel ou réel) qui se voudrait ludique. Le calcul de l’Elo dans les conditions d’une pratique totalement libre (comme c’est le cas sur MiGs), c’est un peu comme additionner des mètres, des litres, des kilos et des minutes, tellement il y a de facteurs qui interviennent dans le calcul : – le choix des variantes – le choix des durées (de la partie ou du coup) – l’intensité de l’activité du joueur sur MiGs – le choix du pseudo (pour les joueurs ayant plusieurs comptes avec des classements Elo différents) – le hasard des rencontres ou le choix des partenaires – Les heures de passage, surtout si la fréquentation est faible (vos horaires peuvent vous faire toujours rencontrer les mêmes joueurs, plus faibles ou plus fort que vous) – L’importance accordée à l’Elo – L’importance accordée au gain de la partie – Les parties pédagogiques (où l’enjeu n’est pas le gain de la partie) – La personnalité du joueur, ou le relationnel entre deux joueurs – Les événements extérieurs au jeu (vous devez partir et vous abandonnez) – La qualité de la connexion – etc.

Même si on constate que les joueurs les mieux classés sont effectivement les plus forts, dès qu’on quitte le haut du tableau, le classement perd très vite de sa pertinence, notamment du fait des multi-comptes (sans compter quelques comptes partagés entre deux ou plusieurs joueurs). Il y a à tout casser 10 joueurs dans le top 20, 15 dans le top 30, et peut-être 50 dans le top 100.

A cet égard, je voudrais signaler que le masquage de l’Elo des 20 premières parties sur MiGs est largement insuffisant, voire contre-productif. En jouant à peu près tout ce qui se présente, un joueur de mon niveau ou de celui de Galopin peut facilement atteinte 1650 points avant que son Elo ne s’affiche dans l’activité du serveur. 10 ou 12 parties suffisent pour figurer dans le Hall of Fame et pouvoir ainsi accéder à son Elo. Je le sais pour l’avoir testé moi-même (1). Ce dispositif a surtout pour conséquence d’entretenir le flou entre vrais et faux nouveaux, et favorise en définitive la création de multi-comptes plus qu’il ne la freine.

Au final, nous avons dans MiGs un système de points qui ne nous renseigne pas sur la valeur de notre adversaire (un même joueur pouvant se rencontrer à 1500, 1600 ou 1700 points par exemple), et un classement plein d’anonymes (pas tous heureusement !) et de joueurs qui apparaissent plusieurs fois.

Juste une question : à quoi ça sert ?

Ceux qui fréquentent régulièrement ou depuis longtemps les sites d’abalone en ligne savent à assez précisément ce que valent les joueurs connus, sans avoir besoin pour cela d’un classement Elo. Je ne pense pas beaucoup me tromper en avançant le classement suivant (qui n’engage que moi !) :

Le Top 5 des joueurs encore actifs sur 2012 et 2013 : 1. Gengis Khan 2. Eobllor 3. Boulet 4. KALVINH 5. wasabi ou rebel

Au-delà, il est difficile de garantir la fiabilité d’un classement, mais on peut mentionner quelques joueurs de grand talent, passés ou présents : Vincent Frochot, SilverSurfer, Gohatto , atto, Caipirinha_Lover, Galopin, dingding, Bingo, claudie, etc., la liste n’étant pas exhaustive, notamment afin d’éviter de citer plusieurs fois un même joueur sous des noms différents.

L’HEURE DU CONSTAT

Dans l’état actuel d’abalone, sur le terrain et en ligne, un état proche de la mort clinique, je crois que la bonne question à se poser est : est-ce que tel ou tel élément est de nature à donner envie aux gens de jouer ? Est-ce que ça leur fera aimer abalone, ou continuer de l’aimer ?

Des classements, on en trouve partout ! C’est même un des travers de notre temps de tout classer, de tout mesurer, de tout comparer, de tout normer, et presque toujours de sacrifier le qualitatif au profit du quantitatif, et partout de créer des inégalités là où il y avait de la diversité.

Franchement, je ne suis pas sûr que ce soit cela qui attire de nouveaux joueurs, ni qui retienne les anciens.

Je n’ai pas connu NetAbalone, ni les systèmes qui l’ont précédé. Je sais que NetAbalone, qui était le site « officiel » d’abalone en ligne, a connu un déclin assez rapide et a fini par fermer brutalement. Il y avait aussi là-bas un système de classement, avec les mêmes travers et les mêmes conséquences, semble-t-il. Ce ne fut pas la seule raison de sa chute (raisons dont je ne connais pas les détails, n’ayant pas fréquenté ce site), mais force est de constater que l’existence d’un classement ne l’a pas sauvé.

Le fait que la compétition (les points, le classement) prenne le pas sur le jeu ne peut conduire qu’à trois choses : l’inutilité de jouer quand on est déjà confortablement installé tout là-haut (privant ceux qui apprécient plus que tout le plaisir de se confronter à la difficulté), une surenchère presque malsaine et proche de l’addiction pour ceux qui rêvent de les rejoindre (un de ces joueurs m’a confié un jour : « J’ai travaillé dur pour en arriver là ! » ; s’agissant d’un jeu c’est un peu dommage…), et le découragement pour le plus grand nombre.

Le classement Elo a-t-il pour effet d’augmenter ou de diminuer la fréquentation de MiGs ?

A cette question maintes fois débattue, n’en déplaise à ceux bien classés qui défendent ce système comme un lobby défendrait ses intérêts, je répondrai que la fréquentation de MiGs est nettement en baisse, qu’il n’y a pas de raison extérieure qui puisse l’expliquer (le déclin de l’abalone grand public n’est pas une nouveauté et sa régression, qui s’étale sur des années, est lente), qu’il n’y a pas non plus de raison interne au site qui puisse l’expliquer non plus (le site est très bien conçu, il fonctionne très bien, et la fonction tournoi, qui n’est plus active, n’a jamais beaucoup servi) et qu’il y a donc lieu de s’interroger sur l’impact négatif de la présence d’un classement Elo sur le comportement des joueurs et la fréquentation du site.

Ce que cherchent la plupart des joueurs, je pense, c’est trouver des partenaires qui leur conviennent. Pour cela ils ont besoin ou bien de les connaître (pour les avoir déjà rencontrés), ou bien de se faire une idée au moins de leur niveau. Pour remplir cette dernière fonction, un système de ceintures serait largement suffisant. Un tel système semble avoir déjà été prévu par Mogwaï, puisqu’apparaît sur ma fiche joueur « niveau de maîtrise : ceinture bleu ». Il ne reste qu’à déterminer de quelle manière il fonctionnerait. Cela ne va pas forcément être simple à mettre au point, mais il y a toute une palette de choix possibles allant de l’auto-évaluation à la transcription de l’actuel Elo en niveaux de ceintures, en passant par une évaluation par les pairs (chaque joueur « note » son adversaire d’une couleur, en fonction du niveau qu’il lui attribue à titre personnel).

Il faut garder en tête que si MiGs disparaît faute de joueurs et de contributeurs, le classement Elo qui lui est associé disparaîtra avec. Ceux qui aiment vraiment ce jeu n’ont pas besoin de se voir distribuer des bons points. Ils ont besoin d’un lieu pour rencontrer des gens sympas qui partagent leur passion et passer un bon moment entre amis virtuels. Pourvu qu’on rencontre les bons partenaires, le jeu se suffit à lui-même, et penser qu’il aurait besoin d’un adjuvant n’est pas lui faire honneur. Aussi est-il peut-être temps d’essayer autre chose avant qu’il ne soit trop tard, et garder au frais les systèmes de classement pour des compétitions officielles sur le terrain dans des temps futurs, le cas échéant. Chacun sait, en son for intérieur, quelle est sa véritable valeur en tant que joueur. Mais sans doute faut-il supprimer les artifices pour changer les mentalités.

FightClub

(1) J’ai refait l’expérience et au 23/04/2014, voici le résultat :
L’Elo est masquée pendant au moins 20 parties, car si par exemple un joueur se connecte un matin avec 19 parties dans son historique et joue 11 parties dans la journée, son classement Elo est toujours masqué avec 30 parties à son actif, et le demeure tant qu’il reste connecté. Ce n’est qu’à la connexion suivant que son Elo s’affichera.
Je n’ai pas pensé à regarder à quel moment mon classement Elo est apparu dans le Hall of Fame, mais mes points ne se sont affichés qu’après 26 parties et j’étais déjà à 1685. Il est vrai que j’ai continué à jouer et à progresser, et aussi que l’environnement de MiGs a changé : certains joueurs hautement redoutables semblent avoir quitté la scène abalonienne (Gengis Khan en particulier), un petit groupe de débutants a fait son apparition, et il faut maintenant plus de 1620 points pour accéder au Top 100, ce qui retarde d’autant l’accès à son classement et peut éventuellement avoir un effet dissuasif sur la multiplication des pseudos à des fins de classement.

Le problème majeur est que ce sont surtout les nouveaux arrivants qui pâtissent du mécanisme de classement Elo masqué en début de parcours. En effet, un habitué de MiGs pensera à consulter l’historique d’un partenaire potentiel pour se faire un peu une idée de ce qui l’attend, tandis qu’un néophyte croira inviter un débutant comme lui (ou être invité par lui). Pire, il ne comprendra peut-être tout simplement pas pourquoi pour certains l’Elo s’affiche et pour d’autres non. Je pense que plus on évitera les méprises, mieux ce sera pour tout le monde.

Concernant le classement Elo lui-même, je n’avais initialement envisagé le problème que sous l’aspect de la fréquentation de MiGs (la situation étant particulièrement critique à ce moment-là, mais les choses se sont un peu arrangées depuis), mais il est plus complexe que cela.

Le classement Elo a-t-il un effet positif, négatif ou nul :

  • sur le nombre de personnes qui fréquente le site ?
  • sur la régularité et l’intensité de leurs visites ?
  • sur l’intégration de nouveaux arrivants ?
  • sur le nombre de parties jouées ? (Jouerait-on plus ou moins de parties s’il n’y avait pas d’Elo ?)
  • sur l’esprit du jeu ? (Introduit-il ou non une ambiance de concurrence – du style « ambiance de classes prépas » – qui nuit au caractère ludique d’abalone ?)
  • sur la convivialité du site ? (A-t-il ou non une incidence sur les relations entre les personnes qui le fréquentent et la bonne ambiance que devrait exister sur tout site de jeu ?)
  • sur la qualité du jeu des participants ? (Est-ce que les joueurs « s’appliquent » davantage s’il y a un classement Elo ? Est-ce que cela a des effets bénéfiques sur leur niveau de jeu et leurs progrès ?)

Je pense qu’on ne pourra statuer sur ce sujet que lorsqu’on sera capable de répondre à toutes ces questions. Autant dire que le débat n’est pas prêt d’être refermé… 😉

FightClub


L’article initial a fait l’objet de quelques commentaires.

Le point sur l’Elo

LA THEORIE

L’Elo, ou classement Elo, est un système d’évaluation du niveau de chaque joueur relativement à tous les autres joueurs d’un classement. Ce système a été élaboré en 1960 par Arpad Elo (1903-1992), grand joueur d’échecs américain d’origine hongroise.

Ce type de classement peut s’appliquer à tous les jeux à somme nulle (jeux strictement compétitifs), c’est-à-dire lorsque deux joueurs s’affrontent et que l’intérêt de l’un est strictement opposé à l’intérêt de l’autre : ce que l’un gagne, l’autre le perd. Abalone, mais aussi les échecs, le jeu de go, le jeu de dames, le poker, les paris, pierre-feuille-ciseaux, etc., sont ainsi des jeux à somme nulle.

Ceux qui s’intéressent au sujet trouveront plus d’infos en consultant les articles « Classement Elo », « Arpad Elo » ou « Jeu à somme nulle » de Wikipedia.

Le calcul des points s’effectue selon une formule complexe, mais le principe est que si un joueur obtient des performances supérieures à son niveau estimé, il gagne des points Elo, et que s’il réalise des contre-performances, il perd des points. La logique veut qu’un joueur ait une chance sur deux de gagner une partie contre un joueur qui a le même nombre de points que lui. Moins d’une sur deux s’il a moins de points, plus d’une sur deux s’il a plus de points. Plus l’écart de points entre deux joueurs est élevé, plus la partie est déséquilibrée. Sur MiGs par exemple, si un joueur X à 1699 points et un joueur Y à 1507 points s’affrontent, le premier, en théorie, à de grandes « chances » de gagner (c’est juste une expression, « chance » n’étant vraiment pas le mot qui convient s’agissant d’un jeu de stratégie), mais son gain en points sera faible. En revanche, s’il perd, s’il doit quitter la partie en raison d’un impératif extérieur ou s’il subit une déconnexion, il perdra beaucoup de points. Inversement, le joueur Y, en théorie, à peu de chance de gagner, mais son gain en points sera élevé s’il y parvient, ou si son adversaire rencontre un problème extérieur au jeu.

On entrevoit déjà tout l’intérêt qu’un joueur déclinant ou un joueur fort peuvent avoir à se créer un nouveau pseudo : – le joueur déclinant protège ainsi son capital de points et limite son déclassement – le joueur fort gagne sur les deux tableaux, cumulant de grandes chances de victoire avec un gain de points optimal. Avec au passage, l’opportunité de déclasser ses adversaires directs en leur faisant perdre un maximum de points. Ca peut être un jeu de stratégie aussi, mais ce n’est pas de l’abalone. Et c’est un peu dommage que ce type de joueur perde son temps à gagner des points Elo sur MiGs alors qu’il pourrait s’enrichir sur le marché spéculatif et – pourquoi pas ? – entrer dans le Hall of Fame du magazine Forbes.

La conséquence, c’est la prolifération des pseudos à des fins stratégiques, alors même qu’il y a de moins en moins de joueurs. Cette inflation donne l’illusion du nombre (et laisse croire que tout ne va pas si mal), favorise l’anonymat, nuit à la convivialité, fait fuir les anciens, décourage les nouveaux, empêche de faire confiance et donc de jouer. Car il y a quand même des connexions qui se font, mais les connectés se méfient, s’observent et ne jouent pas. Bref, une ambiance sinistre.

LA PRATIQUE

Un tel système de classement est tout à fait pertinent dans le cadre d’une compétition officielle parfaitement structurée, où les participants jouent tous selon les mêmes modalités (fixées à l’avance par les organisateurs), sous une identité unique, et dans des conditions identiques. Mais il me semble ne pas être adapté à un lieu de rencontre (virtuel ou réel) qui se voudrait ludique. Le calcul de l’Elo dans les conditions d’une pratique totalement libre (comme c’est le cas sur MiGs), c’est un peu comme additionner des mètres, des litres, des kilos et des minutes, tellement il y a de facteurs qui interviennent dans le calcul : – le choix des variantes – le choix des durées (de la partie ou du coup) – l’intensité de l’activité du joueur sur MiGs – le choix du pseudo (pour les joueurs ayant plusieurs comptes avec des classements Elo différents) – le hasard des rencontres ou le choix des partenaires – Les heures de passage, surtout si la fréquentation est faible (vos horaires peuvent vous faire toujours rencontrer les mêmes joueurs, plus faibles ou plus fort que vous) – L’importance accordée à l’elo – L’importance accordée au gain de la partie – Les parties pédagogiques (où l’enjeu n’est pas le gain de la partie) – La personnalité du joueur, ou le relationnel entre deux joueurs – Les événements extérieurs au jeu (vous devez partir et vous abandonnez) – La qualité de la connexion – etc.

Même si on constate que les joueurs les mieux classés sont effectivement les plus forts, dès qu’on quitte le haut du tableau, le classement perd très vite de sa pertinence, notamment du fait des multi-comptes (sans compter quelques comptes partagés entre deux ou plusieurs joueurs). Il y a à tout casser 10 joueurs dans le top 20, 15 dans le top 30, et peut-être 50 dans le top 100.

A cet égard, je voudrais signaler que le masquage de l’Elo des 20 premières parties est largement insuffisant, voire contre-productif. En jouant à peu près tout ce qui se présente, un joueur de mon niveau ou de celui de Galopin peut facilement atteinte 1650 points avant que son Elo ne s’affiche dans l’activité du serveur. 10 ou 12 parties suffisent pour figurer dans le Hall of Fame et pouvoir ainsi accéder à son Elo. Je le sais pour l’avoir testé moi-même. Ce dispositif a surtout pour conséquence d’entretenir le flou entre vrais et faux nouveaux, et favorise en définitive la création de multi-comptes plus qu’il ne la freine.

Au final, nous avons dans MiGs un système de points qui ne nous renseigne pas sur la valeur de notre adversaire (un même joueur pouvant se rencontrer à 1500, 1600 ou 1700 points par exemple), et un classement plein d’anonymes (pas tous heureusement !) et de joueurs qui apparaissent plusieurs fois.

Juste une question : à quoi ça sert ?

Ceux qui fréquentent régulièrement ou depuis longtemps les sites d’abalone en ligne savent à assez précisément ce que valent les joueurs connus, sans avoir besoin pour cela d’un classement Elo. Je ne pense pas beaucoup me tromper en avançant le classement suivant (qui n’engage que moi !) :

Le Top 5 des joueurs encore actifs sur 2012 et 2013 : 1. Gengis Khan 2. Eobllor 3. Boulet 4. KALVINH 5. wasabi ou rebel

Au-delà, il est difficile de garantir la fiabilité d’un classement, mais on peut mentionner quelques joueurs de grand talent, passés ou présents : Vincent Frochot, SilverSurfer, Gohatto , atto, Caipirinha_Lover, Galopin, dingding, Bingo, claudie, Gramgroum, etc., la liste n’étant pas exhaustive, notamment afin d’éviter de citer plusieurs fois un même joueur sous des noms différents.

L’HEURE DU CONSTAT

Dans l’état actuel d’abalone, sur le terrain et en ligne, un état proche de la mort clinique, je crois que la bonne question à se poser est : est-ce que tel ou tel élément est de nature à donner envie aux gens de jouer ? Est-ce que ça leur fera aimer abalone, ou continuer de l’aimer ?

Des classements, on en trouve partout ! C’est même un des travers de notre temps de tout classer, de tout mesurer, de tout comparer, de tout normer, et presque toujours de sacrifier le qualitatif au profit du quantitatif, et partout de créer des inégalités là où il y avait de la diversité.

Franchement, je ne suis pas sûr que ce soit cela qui attire de nouveaux joueurs, ni qui retienne les anciens.

Je n’ai pas connu NetAbalone, ni les systèmes qui l’ont précédé. Je sais que NetAbalone, qui était le site « officiel » d’abalone en ligne, a connu un déclin assez rapide et a fini par fermer brutalement. Il y avait aussi là-bas un système de classement, avec les mêmes travers et les mêmes conséquences. Ce ne fut pas la seule raison de sa chute (raisons dont je ne connais pas les détails, n’ayant pas fréquenté ce site), mais force est de constater que l’existence d’un classement ne l’a pas sauvé.

Le fait que la compétition (les points, le classement) prenne le pas sur le jeu ne peut conduire qu’à trois choses : l’inutilité de jouer quand on est déjà confortablement installé tout là-haut (privant ceux qui apprécient plus que tout le plaisir de se confronter à la difficulté), une surenchère presque malsaine et proche de l’addiction pour ceux qui rêvent de les rejoindre (un de ces joueurs m’a confié un jour : « J’ai travaillé dur pour en arriver là ! » ; s’agissant d’un jeu c’est un peu dommage…), et le découragement pour le plus grand nombre.

Le classement Elo a-t-il pour effet d’augmenter ou de diminuer la fréquentation de MiGs ?

A cette question maintes fois débattue, n’en déplaise à ceux bien classés qui défendent ce système comme un lobby défendrait ses intérêts, je répondrai que la fréquentation de MiGs est nettement en baisse, qu’il n’y a pas de raison extérieure qui puisse l’expliquer (le déclin de l’abalone grand public n’est pas une nouveauté et sa régression, qui s’étale sur des années, est lente), qu’il n’y a pas non plus de raison interne au site qui puisse l’expliquer non plus (le site est très bien conçu, il fonctionne très bien, et la fonction tournoi, qui n’est plus active, n’a jamais beaucoup servi) et qu’il y a donc lieu de s’interroger sur l’impact négatif de la présence d’un classement Elo sur le comportement des joueurs et la fréquentation du site.

Ce que cherchent la plupart des joueurs, je pense, c’est trouver des partenaires qui leur conviennent. Pour cela ils ont besoin ou bien de les connaître (pour les avoir déjà rencontrés), ou bien de se faire une idée au moins de leur niveau. Pour remplir cette dernière fonction, un système de ceintures serait largement suffisant. Un tel système semble avoir déjà été prévu par Mogwaï, puisqu’apparaît sur ma fiche joueur « niveau de maîtrise : ceinture bleu ». Il ne reste qu’à déterminer de quelle manière il fonctionnerait. Cela ne va pas forcément être simple à mettre au point, mais il y a toute une palette de choix possibles allant de l’auto-évaluation à la transcription de l’actuel Elo en niveaux de ceintures, en passant par une évaluation par les pairs (chaque joueur « note » son adversaire d’une couleur, en fonction du niveau qu’il lui attribue à titre personnel).

Il faut garder en tête que si MiGs disparaît faute de joueurs et de contributeurs, le classement Elo qui lui est associé disparaîtra avec. Ceux qui aiment vraiment ce jeu n’ont pas besoin de se voir distribuer des bons points. Ils ont besoin d’un lieu pour rencontrer des gens sympas qui partagent leur passion et passer un bon moment entre amis virtuels. Pourvu qu’on rencontre les bons partenaires, le jeu se suffit à lui-même, et penser qu’il aurait besoin d’un adjuvant n’est pas lui faire honneur. Aussi est-il peut-être temps d’essayer autre chose avant qu’il ne soit trop tard, et garder au frais les systèmes de classement pour des compétitions officielles sur le terrain dans des temps futurs, le cas échéant. Chacun sait, en son for intérieur, quelle est sa véritable valeur en tant que joueur. Mais sans doute faut-il supprimer les artifices pour changer les mentalités.

FightClub

L’accueil des nouveaux sur MiGs : plaidoyer pour une « politique d’intégration ».

Il vaut mieux être seul que mal accompagné. (jacques, joueur débutant, citant Lao Tseu dans le dialogue général, novembre 2013)

Visiblement la vulgarisation manque à ce jeu ! (gaz – gaz, pédagogue confirmé, dans le dialogue général, décembre 2013)

***

Ce que j’exprime ici n’est qu’un avis personnel, mais je pense qu’Abalone et MiGs auraient tout à gagner d’un minimum de déontologie de la part des joueurs confirmés. Car un joueur qui reste vaut cent joueurs qui ne font que passer.

Faire venir de nouveaux joueurs sur le seul serveur d’abalone en ligne existant est une chose. Fidéliser ces nouveaux joueurs sur MiGs en est une autre.

Je voudrais donc lever ici une ambiguïté possible.

Amener des nouveaux, ce n’est pas aller à la chasse. Les nouveaux ne sont pas de la matière première dont on extrait des points elo comme on extrait le jus d’un fruit, jusqu’à ce qu’ils décident de ne plus jamais remettre les pieds sur MiGs (je prendrai le temps de m’exprimer plus tard sur ce que je pense de l’elo).

Non, derrière les pseudos, ce sont des êtres humains qui ont droit à un minimum de respect et d’encouragement. Ils sont venus, au pire par curiosité, au mieux pour s’amuser et apprendre, pas pour se faire écrabouiller. Il faut les considérer comme des joueurs nouveau-nés dont les anciens, comme dans un village africain, doivent prendre en charge la formation et l’éducation. L’accueil réservé aux nouveaux est donc essentiel dans le processus de fidélisation. Si les choses se passent bien, si le nouveau trouve des tuteurs pour le guider, le conseiller et l’accompagner dans ses progrès, il jouera de mieux en mieux et prendra à chaque fois davantage de plaisir à fréquenter le site, à jouer, et à se confronter aux joueurs qui lui conviennent, comme il lui convient. Il finira par voler de ses propres ailes et qui sait, peut-être un jour sera-t-il capable de vous damner le pion (euh… la bille 😉 ).

En un mot, soyez sympas avec les nouveaux !  D’abord par principe, mais plus encore si vous voulez qu’ils reviennent. Se comporter en prédateur vis-à-vis de nouveaux arrivants, c’est faire du tort à autrui, à Abalone, à MiGs, et à soi-même. Et c’est le moyen le plus sûr de transformer MiGs en no player’s land !

Bien sûr se pose la question de la distinction entre « vrais » et « faux » nouveaux. Il ne faut pas se voiler la face, 95% des nouveaux pseudos créés le sont par des joueurs déjà présents sur MiGs. Certains poussent même le vice jusqu’à faire croire dans le géné qu’ils ne savent pas comment fonctionne le site, sans se soucier du tort qu’ils peuvent faire aux vrais nouveaux, si rares soient-ils.

Je ne suis pas le dernier à m’amuser à créer des pseudos, mais je pense qu’on peut le faire tout en faisant preuve de fair play. Même si on souhaite préserver son anonymat, la moindre des choses est qu’avant d’inviter un nouveau ou un joueur qu’on sait (ou qu’on croit) plus faible que soi, on annonce la couleur en lui précisant notre niveau ou en l’informant qu’on est pas un débutant, voire que l’on est un joueur confirmé. Ca  évitera les déconvenues. Personnellement je pars du principe que c’est le nouveau qui invite, et que c’est à l’ancien d’accepter ou non l’invitation. Lorsque je constate que j’ai effectivement affaire à un débutant qui joue sa première partie, je lui donne quelques conseils, je l’invite à persévérer et je l’oriente vers la fonction « Entraînement » pour qu’il se fasse la main.

Soyez accueillants, soyez pédagogues, et vous ferez des émules !

FightClub