Abalone, situation de jeu 6

Ces situations de jeu ont pour but de donner matière à réflexion à tous types de joueurs, quel que soit leur niveau.

Contrairement aux problèmes, il ne s’agit pas nécessairement de situations de fin de partie, et lorsque c’est le cas, il n’y a pas nécessairement de solution.

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Une situation extraite d’une partie jouée en ligne sur MiGs en 2017.

UNE OUVERTURE DE PSYCHOPATHES 😅

TRAIT : NOIR
NIVEAU : TOUS NIVEAUX


Situation après le coup 7y. A Noir de jouer 8x.

Ils sont partis d’une Marguerite belge. La partie devrait être courte. Le trait est à Noir. Choisissez votre camp et jouez la position contre un ami ou un programme. Bon jeu et… bons choix ! 😉

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Abalone, situation de jeu 5

Ces situations de jeu ont pour but de donner matière à réflexion à tous types de joueurs, quel que soit leur niveau.

Contrairement aux problèmes, il ne s’agit pas nécessairement de situations de fin de partie, et lorsque c’est le cas, il n’y a pas nécessairement de solution.

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SUEURS FROIDES 😅

TRAIT : NOIR
NIVEAU : EXPERTS

Blanc vient de jouer i6i7 pour éviter une éjection Le score est de 3-5 et le trait est à Noir. Blanc peut-il encore se tirer d’affaire et gagner la partie ? 🤔

Conseil : jouer chaque champ à tour de rôle pour trouver la meilleure fin de partie possible (seul.e ou avec un.e ami.e) 😉

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Un choix peut-il être libre ?

Une partie d’Abalone, ou de n’importe quel autre jeu de stratégie combinatoire abstrait opposant deux joueurs, est une succession de coups où chaque joueur doit, à son tour de jeu, considérer ses options et tenter de faire le meilleur choix.

On dit parfois que la vie ressemble à une partie d’Échecs. On pourrait tout aussi bien dire qu’elle ressemble à une partie d’Abalone.

Il y a cependant une différence notable : dans le jeu, vous êtes libre d’accepter ou non la partie, et donc de choisir ou non d’avoir à choisir. De plus les règles sont fixées, et ne changeront pas en cours de route ; et même si votre adversaire est plus fort que vous, les mêmes règles s’appliquent pour l’un comme pour l’autre.

Dans la vie c’est différent. Dans l’absolu, en dehors des lois de la physique, les règles n’existent pas, elles sont à instituer. Et même si les forces en présence sont inégales, leur institution devrait être consensuelle et faire l’objet d’une réflexion et d’un débat.

Ce débat peut tourner au rapport de force dès lors qu’une des deux parties détient le pouvoir (économique, politique, militaire, etc.) de vous imposer les options de SON choix, et s’en arroge le droit.

Un choix peut-il être libre ? Est-on libre de choisir de faire un choix ou de ne pas faire de choix ? Les choix s’imposent-t-ils à nous ou nous les imposent-on ? A-t-on le droit de ne pas choisir ou le devoir de choisir ?

Je vous invite à y réfléchir avec cet article de Jean-Paul Galibert :

philosophie et existence!

Lorsqu’on propose un choix, chacun suppose et admet qu’il faut choisir. Prendre l’un ou l’autre, mais pas les deux, et surtout pas ni l’un ni l’autre. J’ai longtemps cru que le choix condamnait à un choix exclusif, en sorte que chaque choix cachait un sacrifice. Mais le pire, dans le choix, est peut-être d’obliger à prendre quelque chose, alors qu’on ne voulait rien. Le premier choix, dans le choix, est de choisir. Pourquoi accepte-t-on de choisir, avant même de choisir ceci ou cela ? Par paresse ? par peur ? par inadvertance ? ou simplement par habitude et par balourdise ? En consultant, on impose de prendre quelque chose, de valider un des choix. Or celui qui impose le choix n’a que faire de nos choix: tous les choix qu’il propose sont intéressants pour lui. Ce qui compte à ses yeux, c’est le choix implicite et primordial, celui par lequel…

Voir l’article original 16 mots de plus

Abalone est-il politique ?

27/10/2019


Frédéric Lordon en 2013.

“En réalité, dès que des individus composent leur puissance d’agir, quels que soient les rapports sous lesquels cette composition s’effectue, nous avons là du politique.”

Frédéric Lordon, philosophe et économiste français (1962-)

*

Représentez-vous les pièces ou les billes comme des individus doués de volonté, et considérez le plateau ou l’abalonier comme le champ de leur action coordonnée : vous avez là une métaphore du politique.

Observez maintenant les manoeuvres et mouvements de poussée au cours d’une partie, transposez au monde réel, et vous comprenez que partout s’applique la loi du plus fort, que tout pouvoir politique, économique ou social se fonde sur une stratégie de rapports de forces : la cohésion de ses propres forces, ou l’émiettement des forces adverses, parfois supérieures. A l’issue de cette lutte émerge ou bien un dominant et un dominé, et donc un gagnant et un perdant, ou bien un nul et le maintien d’un statu quo.

Évidemment votre adversaire ne se privera pas d’essayer de vous convaincre que vous n’avez d’autre choix que de vous soumettre ; ou même – comble de l’audace et du vice – qu’il est dans votre intérêt de perdre.

Allez-vous vous laisser convaincre de renoncer à lutter ? A vous de décider quel degré de soumission vous êtes capables de supporter, ou au contraire quel degré de révolte vous êtes capable d’atteindre.

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Comment devenir un expert en résolution de problèmes ?

28/07/2019


(Gerald M. Weinberg à la BizConf, le 21 août 2009, par Carl-Johan Kihlbom)

“Problem-solving leaders have one thing in common: a faith that there’s always a better way.”*

* Les experts de la résolution de problèmes ont une chose en commun : la conviction qu’il y a toujours une meilleure solution.

[Traduction libre par FightClub]

Gerald Weinberg, informaticien américain (1933-2018)

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Un milieu de partie issu d’une marguerite belge :
Aba-Pro niveau 10 (Noir) vs. Humain (Blanc).

J’ai peine à croire qu’Aba-Pro niveau 10 a vraiment joué ce dernier coup oÔ

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Peur de perdre ou désir de gagner ?

07/07/2019


(Jürgen Klopp, entraîneur du Liverpool Football Club)

“I do not believe that it’s the fear of losing, that makes you a winner. It’s rather the desire to win. That desire lets you grow beyond your own possibilities. It makes you strong.”

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“Je ne crois pas que ce soit la peur de perdre qui fasse de vous un gagnant. C’est plutôt le désir de gagner. Ce désir vous permet de dépasser vos propres possibilités. Cela vous rend fort.”

Jürgen Klopp, entraîneur et ancien joueur de football allemand (1967-)

[Traduction : FightClub]

Merci à Per Sørlie du groupe Abstract Nation pour la citation.

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