La politique de la main tendue…

…ne fonctionne pas toujours.

L’autre soir, en rentrant du boulot, alors que je m’apprête à monter à l’avant de mon train, une canne blanche téléguidée par un aveugle me coupe la route.

J’interpelle le bonhomme : « Monsieur ! La porte est ici ! », avec l’intention de le guider. D’un brusque mouvement de son bras libre et de la voix, il me rembarre, presque irrité : « Merci, mais je vais plus loin ! ». Et il poursuit son chemin à vive allure vers le bout du quai.

Alors qu’il s’éloigne hâtivement, je lui lance : « Monsieur ! C’est un train court !! ». Mais l’aveugle fait la sourde oreille.
Trop tard, la sonnerie retentit, je saute dans la rame.
Le pauvre diable est resté sur le quai…

Pour les joueurs et joueuses en réseau de l’application Abalone, c’est à peu près la même histoire. J’ai invité cette poignée de billes à venir discuter sur ce plateau afin de donner la parole aux invisibles, mais sans succès. Un seul d’entre eux – Pascal, alias Alvedro – répondu à l’appel, et je l’en remercie (en espérant qu’il y aura une suite… pas sûr !). L’émission va probablement devoir être déprogrammée (et peut-être remplacée par la diffusion du très bon « J’abuse ! », de Roman P. Qu’en pensez-vous ?).

Je rappelle qu’à la base ce blog devait être un lieu de rencontres et d’échanges. Si les ex-Netabaloniens ont décidé de le boycotter, c’est sûr qu’il perd beaucoup de son intérêt et de sa capacité d’action, et dans ce cas je ne vois pas pourquoi moi, je devrais faire pour eux des choses auxquelles je ne crois pas et dont je n’ai pas envie.

Je passe sur les actions immorales voire illégales que certain(e)s ex-Netabalonien(ne)s me suggèrent afin de faire auprès de mes lecteurs du racolage pour un produit qu’on trouve en deux clics sur Internet. Produit par ailleurs commercialisé par une entreprise privée qui a pignon sur rue et dont le chiffre d’affaire déclaré s’élève en 2018 à 40 596 200 € pour un capital social de 63 760 €. Je ne suis pas celle que vous croyez et je vous évite ainsi de finir derrière les barreaux pour proxénétisme aggravé. Je n’irai pas jusqu’à parler de secret professionnel (quoique…), mais certaines notions comme le consentement, la vie privée ou le respect des données personnelles semblent totalement échapper à certain(e)s d’entre vous.

Donc de deux choses l’une : ou bien les ex-Netabalonien(ne)s ont trouvé un autre moyen de faire entendre leur voix à l’extérieur de leur bulle, ou bien ils/elles n’ont encore rien fait et ne feront rien. Entre le plaisir de râler qu’il est si bon de faire durer, et la tendance naturelle au moindre effort qui réside en tout être humain, je pencherais pour la seconde hypothèse 🙄

L’offre tient toujours, mais au 1er décembre je passe à la politique du doigt tendu (et ce ne sera pas le pouce).

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Saisissez votre chance !

11/08/2019


Edward Kennedy « Duke » Ellington dans les années 1940.

“A problem is a chance for you to do your best.”*

* Un problème, c’est une chance qui s’offre à vous de faire de votre mieux.

[Traduction libre par FightClub]

Duke Ellington, musicien de jazz américain (1899-1974)

Retrouvez toutes les citations dans le Dictionnaire de citations.

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Duke Ellington au piano (date inconnue).

Aucun problème pour lui : Duke Ellington peut jouer les noires et les blanches en même temps !
Y a pas à dire, au piano, il touche sa bille ! (^_-)b

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Tournois clandestins

« C’est sympa de prévenir ! »
Ouais, je trouve aussi q:
Mais pour prévenir, il faut déjà être prévenu (^_-)—☆

Pour faire court, les franciliens amateurs de plans de dernière minute (dont je ne fais pas partie) auront tout intérêt à consulter le CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS, vu qu’il se passe des trucs cet après-midi… q;

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Le dessous des cartes

Pas de hasard ici, le trèfle n’aidera pas.
Et même si tu te piques d’être un excellent joueur,
Joue d’abord par plaisir et mets-y tout ton coeur :
Sans doute sur le carreau un jour tu resteras…


Tournoi interne de l’Espace Ludo, Paris, mercredi 6 mars 2019

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Article connexe : 6 mars : tournoi Abalone à l’Espace Ludo

Le problème du mois : février 2019

Un problème inédit à la fois hot et super cool ! q:

« UNE VRAIE MACHINE À ÉJECTER, MEC ! »

TRAIT : NOIR / BLANC
NIVEAU : PLUS FACILE AVEC BLANC (^_-)—☆


Celui qui joue le premier remporte la partie !

The way I like it
Is the way it is:
The one who moves first
Is the one who wins
Like an, like an eject machine, man!
Movin’, doin’ it, you know
Can I count it off?

James B. White, Get Up (I Feel Like Being An) Eject Machine q:


James Brown en 1950.

You wanna hear it like it did on the top fellas? (Ouaich!)

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Un bon coup de fourchette !

C’est ce qu’il faut quand on a bon appétit ! q:
Et c’est bien pratique pour attraper tous ces petits pois récalcitrants ! ^^


Vous jouez inox (gris) contre légumes (vert).
A vous de jouer !

Si vous jouez le meilleur coup possible, combien de doigts aura votre fourchette* ?

* une fourchette est un coup tactique d’attaque directe menaçant simultanément plusieurs pièces adverses.

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Polémique autour d’un événement

Bin non, c’est pas une faute d’orthographe pauv’ cloche ! Et t’es soi-disant prof de Français au lycée ? MDR !!

« Autant ne pas faire durer le suspense, il est tout à fait correct d’écrire événement avec un accent aigu ou évènement avec un accent grave. La distinction s’est opérée lors d’une réforme de l’orthographe de la langue française en 1990. Maintenant, les dictionnaires proposent les deux orthographes. » (source)

Et toc !

Et puis il n’y a qu’à voir le graphique de Google Books Ngram Viewer pour se rendre compte que même si la graphie évènement fait « moderne », qu’elle est « tendance » et qu’elle fleure bon l’esprit startup, elle reste dérisoirement marginale !


Fréquence comparative des graphies événement et évènement sur la période 1800-2008

Donc je continuerai à écrire partout sur ce blog événement, et pas évènement (bèèèèèè !!) q:

*

Je préfère ne pas dire ce que je pense de la réforme de l’orthographe de 1990, afin d’éviter d’être grossier, ni de ce qu’on qualifie généralement de « réformes », dont le but est la plupart du temps :

  • soit d’altérer ou de détruire quelque chose qui fonctionnait bien, sous le prétexte fallacieux de l’améliorer ou de le rendre plus compétitif,
  • soit de changer l’habillage de quelque chose qui ne fonctionne pas pour faire croire au bon peuple qu’on s’attaque au problème, alors qu’il n’en est rien,
  • soit de conforter la position dominante d’une élite. Car ce sont les élites qui pondent ces réformes, et il faudrait être bien naïf pour s’imaginer qu’elles ne le font pas à leur avantage.

En prenant uniquement le cas de la réforme de l’orthographe de 1990, elle n’a pas aboli les anciennes règles, elle n’a fait que lui en superposer de nouvelles. Maintenant, les deux usages cohabitent et nombreux sont ceux qui ne savent plus comment il faut écrire. Cette orthographe prétendument simplifiée n’a fait que compliquer les choses en introduisant le doute. Et ouvert la voie à cette idée qui se répand, que chacun peut écrire comme il l’entend sans que cela affecte le sens ou d’autres aspects (comme la pertinence d’une requête dans un moteur de recherche, par exemple).

Si on transpose cette situation au jeu, puisque c’est ça qui nous intéresse ici, les choses vont devenir compliquées si plusieurs règles coexistent et que chacun applique celle qu’il préfère. Il y a forcément un moment où cela va poser problème : une situation va apparaître, où il faudra faire un choix entre la règle de l’un et celle de l’autre. Tant que ce conflit de règles ne sera pas résolu, il y aura blocage, et le jeu ne pourra pas se poursuivre.

L’idéal dans ce cas est de pouvoir se reporter à une règle officielle. Elle doit permettre de décider qui a raison, et quoi faire, sans ambiguïté. Mais parfois la règle officielle ne permet pas de statuer sur certaines situations. Dans ce cas, c’est qu’elle est incomplète. Pire, sur certains aspects, une règle peut être contradictoire, ce qui rend le jeu partiellement injouable.

Si les joueurs n’ont pas accès à la règle officielle, ou si elle est incomplète ou contradictoire, ils sont obligés de légiférer, autrement dit de fixer eux-mêmes une règle qui sera fonctionnelle. Si à l’usage il s’avère qu’elle ne l’est pas, ils devront la changer.

Cette activité législative des joueurs, souvent basée sur la méconnaissance ou l’ignorance des vraies règles, peut donner lieu à des variantes amusantes et parfois intéressantes, comme nous avons pu le constater en maintes occasions lors de nos présentations du jeu Abalone auprès du grand public. Je vous présenterai prochainement les bizarreries les plus couramment en usage chez ceux qui « réinventent » les règles d’Abalone (:

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